Catégorie : Les addicts au tricot

10 vérités sur les fils teints à la main

Il y a quelques années, j’ai découvert les fils teints à la main…

Et une grande histoire d’amour est née! C’était chez Petit Bout de Laine, j’ai d’ailleurs interviewé sa créatrice ici.

Selon moi, ces fils touchent à l’oeuvre d’art. J’admire leurs couleurs et je trouve que les créateurs de ces fils sont de véritables artistes qui savent marier les couleurs à merveille.

Mon dernier cadeau laineux: fil à chaussettes de La Bien Aimée.

Ces fils uniques n’ont fait qu’amplifier ma passion pour le tricot. Désormais je m’accorde régulièrement de doux cadeaux laineux avec ces beaux fils.

Alors, à mon habitude, je ne vais pas vous laisser tranquille. Je compte bien vous partager ma passion pour ces fils merveilleux!

J’ai choisi de vous parler honnêtement avec 10 vérités pour que vous puissiez sentir si ces fils vous appellent ou pas.

Je décline toute responsabilité si vous finissez accros à ces fils. Et il y a de gros risques! Vous êtes prévenues!

1- Les fils déteignent-ils vraiment?

Noooon!

Même si la plupart des créateurs de fils teints à la main se protègent en écrivant sur leur site des phrases comme:

“Attention, certaines couleurs foncées ou intenses peuvent dégorger légèrement aux premiers lavages, vous pouvez ajouter un peu de vinaigre blanc à votre eau de rinçage.”

il m’est arrivé très rarement d’être confronté à un fil qui déteignait.

Une seule fois à vrai dire.

Il s’agissait d’une toute nouvelle créatrice, ceci explique peut-être cela.

Sinon aucun problème et pourtant, j’aime le bleu marine!

T-shirt: laine Mon Sheep Shop, coloris
Modèle: Mon Pull Idéal

Pour éviter ce souci, il est possible de tremper la laine dans de l’eau froide avec un bouchon de vinaigre pour mieux fixer la couleur.

Je vous conseille de réaliser un échantillon avec votre fil. Ensuite trempez-le et vous verrez si la couleur dégorge ou non. Si oui, la couleur de l’eau ressemblera fort à la couleur du fil! Dans ce cas, il faudra éviter de l’associer à une couleur plus claire. Il faudra ensuite laver l’ouvrage avec un bouchon de vinaigre pour mieux fixer la couleur.

Pour réaliser ma marinière, je craignais que le bleu marine ne dégorge sur le blanc crème. Mais Catherine, la créatrice de Madelaine et Filibert m’a rassurée. Elle m’a conseillé de laver le pull à la même température tout au long du lavage. Froide ou tiède. Selon ses essais, c’est la variation de température au cours d’un lavage qui peut poser problème.

Marinière: laine Madelaine et Filibert
Modèle: Mon Pull Idéal

Ma marinière a été tricotée, lavée, portée, lavée et elle est toujours impeccable. Je suis plus que convaincue qu’il ne faut pas se laisser freiner par cette crainte de la couleur qui pourrait dégorger!

2- Est-ce difficile d’avoir le même coloris sur chaque écheveau?

Là aussi, on lira sur les sites de vente une phrase qui peut nous inquiéter comme:

“Chaque écheveau est teint à la main, en petit nombre par bain ce qui le rend unique. Il est recommandé d’alterner les écheveaux au fil du projet.”

Alors oui, les couleurs sont réalisées dans des bacs, marmites ou chaudrons de plus ou moins grande taille. Il faut donc s’assurer que tous les écheveaux que l’on veut associer dans un projet proviennent bien du même bain. (Pour cela il suffit de demander au vendeur).

Et oui aussi parce qu’il y a un côté assez aléatoire sur les couleurs les moins solides. (“solide” signifie “unie” ici). Les écheveaux qui comportent plusieurs couleurs ou ceux qui sont constitués d’une couleur de fond et d’éclats de couleur seront plus susceptibles d’être un peu différents.

Mais, mais, mais… je dirais qu’il est rarement utile d’alterner les écheveaux (ce qui signifie tricoter un rang avec un écheveau puis le rang suivant avec un autre, ainsi de suite). En effet quand nos écheveaux sont très colorés, il y a généralement une couleur de fond qui permettra d’unifier l’ensemble. Et le côté aléatoire des couleurs est tout à fait adapté visuellement à un ouvrage très coloré.

Regardez si le côté aléatoire sur ce pull d’Anny-Claude, l’une de mes élèves, vous plait. Personnellement j’aime beaucoup car cela renforce l’aspect artisanal d’un tricot. Et je trouve cela très esthétique.

Pull d’Anny-Claude: Laine à speckles de Woola Oops
Modèle: Mon Pull Idéal

Quant aux couleurs semi-solides, elles sont suffisamment assez identiques pour qu’on ne remarque absolument pas le changement d’écheveau. (semi-solide signifie une couleur unie mais avec des éclats de la couleur de la laine d’origine)

Enfin si après avoir lu ce paragraphe, vous craignez encore ce désagrément. Vous pouvez d’abord découvrir les fils teints à la main avec un seul écheveau pour réaliser un petit projet (comme des chaussettes par exemple). Ou vous pouvez acquérir plusieurs coloris différents que vous marierez sur un ouvrage plus conséquent (comme un châle à 3 couleurs par exemple).

Et il existe des mini écheveaux qui vous permettent de découvrir les fils teints à la main. Ils sont très très mignons, vous risquez de craquer!

Pack de mini écheveaux de Petit Bout de Laine

3- Les écheveaux sont-ils tous très doux?

Et non, cela dépend!

Le mieux ici, comme pour n’importe quel fil, c’est effectivement de pouvoir toucher et juger de ses propres mains.

En ce qui concerne la laine teinte à la main, les écheveaux ne sont pas forcément synonymes de douceur.

Chaque créateur travaille avec des bases différentes. Certains fils sont dits “rustiques”, entendez par là qu’ils ne sont pas particulièrement doux mais généralement respectueux de l’environnement.

Le traitement “superwash” ajoute de la douceur à la fibre et rend généralement la laine plus agréable à porter à même la peau.

Le mérinos superwash est idéal pour les bébés (entre autres!)
Modèle: Chaussons de la tricothèque – Laine: Petit Bout de Laine

La plupart des teinturiers travaillent avec du mérinos mais beaucoup explorent d’autres fibres et des mélanges plus ou moins doux. La soie, le yak, le chanvre, l’alpaga, le mohair… N’hésitez pas à leur demander conseil sur la douceur de leurs bases si c’est un critère important pour vous.

Personnellement, c’est dans des écheveaux teints à la main que j’ai trouvé la douceur que je recherchais depuis longtemps. Mais j’ai aussi eu beaucoup d’écheveaux entre les mains qui n’étaient pas particulièrement doux. Alors si vous avez l’occasion de les toucher, c’est toujours préférable. Sinon, n’hésitez pas à tester des fils sur des petits projets. Il faut s’autoriser à explorer différentes boutiques au fil de nos créations.

4- Est-ce que ces fils sont tous éthiques et écologiques ?

C’est assez difficile de répondre à cette question car tout dépend de vos critères. Globalement, je dirais que ces fils teints à la main, même s’ils génèrent une certaine pollution (avec les traitements superwash, des couleurs parfois chimiques, le transport des matières premières) tendent à générer moins de pollution que les fils classiques. S’ils ne génèrent pas moins de pollution, ils n’en génèrent pas plus.

Là aussi, n’hésitez pas à questionner les créateurs. Il est fort probable que vous ayez de bonnes surprises. Il y a de nombreuses boutiques dans cette démarche et les vendeurs seront parfaitement transparents avec vous.

Une petite vidéo qui transmet bien mon amour pour les fils teints à la main 😉
Poupée Minipilie, Laine Petit Bout de Laine

Certaines boutiques mettent en avant leur démarche éthique et écologique. Ils revendiquent par exemple:

  • des productions de laine locale
  • des animaux respectés
  • aucun produit chimique
  • des couleurs naturelles provenant de plantes
  • pas d’ajout de nylon

C’est le cas de ces boutiques par exemple:

Certaines font même le choix de prendre pour base des fils à base de fibres végétales. Comme Natissea, avec ses fils à base de Chanvre et coton biologiques.

5- Comment choisir le bon fil?

Au delà des couleurs qui seront sans doute votre premier critère de sélection. Voici une petite présentation des points à prendre en compte pour faire le bon choix.

a) La composition du fil

La composition du fil est importante à considérer pour bien l’adapter à votre projet.

Chaque créateur travaille sur des bases différentes. Ce sont un peu leurs toiles de fond sur laquelle ils viennent réaliser un travail d’artiste peintre avec leurs couleurs.

Voici par exemple quelques bases différentes chez Lainamourée.

  • Néphélées: 75% suri alpaga 25% soie
  • Aphrodite: 70% Bébé alpaga 20% soie 10% cachemire
  • Pandore: 50% cachemire 50% Soie

Certaines matières sont plus rares et luxueuses que d’autres. Les prix varient donc d’une base à l’autre.

Pour les chaussettes, je vous conseille un fil qui comporte du nylon (généralement 25%) Ce n’est pas très écologique puisque c’est un dérivé du plastique mais cela permettra à vos chaussettes de durer dans le temps.

Laine Menthe à l’eau
Petit Bout de Laine

Et pour un premier vêtement en laine teinte à la main, un fil 100% mérinos conviendra très bien et vous permettra déjà de goûter aux joies de ces couleurs uniques.

b) La taille du fil

Beaucoup de sites de laines teintes à la main se servent des termes anglophones pour classer les fils selon leur taille.

Comme ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver, voici un récapitulatif pour avoir un repère sur la taille des fils.

  • Lace : 2 mm
  • Light fingering: 2,5 mm
  • Fingering: 2,5 / 3 mm
  • Sport: 3 / 3,5 mm
  • DK: 3,5 / 4,5 mm
  • Worsted: 4 / 4,5 mm
  • Aran: 4,5 / 5 mm
  • Bulky: 5,5 / 8 mm
  • Super Bulky: 8 / 12 mm
  • Jumbo: plus de 12 mm

c) Quelle quantité de fil?

L’idéal est de se baser sur le métrage. Certains modèles vous donne le nombre de mètres nécessaires et c’est parfait. D’autres modèles évoquent le nombre de pelotes d’une qualité précise à acheter.

Dans ce cas, il faut voir de combien de mètres est constituée la pelote et calculer ensuite le nombre de mètres total pour le projet. Il faudra cependant veiller à ce que les 2 échantillons correspondent bien.

changer le patron de tricot

Une autre façon de faire est de demander directement aux créateurs combien d’écheveaux seront nécessaires pour tel ou tel projet. En général, ils ont de l’expérience et sauront vous guider ou vous aider à vous poser les bonnes questions.

6- Comment choisir les couleurs?

En premier lieu, suivez votre coeur!

Dans ce domaine, c’est important de fonctionner par coup de coeur 🙂

Et en plus de ce critère essentiel, voici quelques pistes pour vous aider à faire le bon choix.

Au début, on a du mal à réaliser ce que donnera l’écheveau une fois tricoté. Les écheveaux avec de nombreuses couleurs donneront un tricot bigarré.

Le fil en premier plan donnera un tricot bigarré comme le prouve les chaussettes ci-dessous.
Laine: Tricot et Stitch

Des écheveaux avec de petites taches de couleurs donneront un tricot à “speckles”. C’est à dire qu’il y aura des éclats de couleurs ici et là de manière aléatoire. (Comme le pull d’Anny-Claude)

Certains écheveaux, dits “semi solides” donneront une couleur nuancée avec quelques éclats de blanc. La couleur ne sera donc pas parfaitement unie.

Laine semi-solide: Madelaine et Filibert
Modèle: Mon Gilet Parfait

Enfin, certains fils vous offriront une vraie couleur unie. Ce sont les couleurs dites “solides”.

Avant d’acheter un fil d’une certaine couleur, j’aime faire une recherche sur internet pour tenter de trouver des images de tricot fini avec la couleur que j’ai sélectionnée. Cela permet de donner une meilleure idée du rendu final.

J’ai commencé à m’intéresser aux fils teints à la main pour des chaussettes (oui, des chaussettes de “luxe”) . Avec le recul, je pense que c’était l’idéal pour mieux appréhender ce que donnent les écheveaux une fois tricotés. Si vous ne tricotez pas de chaussettes, vous pouvez commencer par d’autres accessoires, comme cela vous aurez acquis de l’expérience. Vous saurez mieux sélectionner les coloris qui vous plaisent pour un pull ou un gilet.

Fils entre semi-solides et solides
Petit Bout de Laine

Je finis ce paragraphe sur les couleurs en ajoutant un petit mot sur les paillettes.

J’adore les paillettes!

Les fils à la main proposent parfois des fils avec “stellina”. J’ai des chaussettes à paillettes d’un beau bleu profond que j’adore. Mais là aussi, je vous conseille de tester avant de vous lancer dans un vêtement à paillettes car les fils peuvent être plus ou moins pailletés selon les créateurs. Et si vous achetez sur internet, ce sera très difficile de vous rendre compte du rendu des paillettes sur le tricot. Ne tenez pas compte de ces quelques mots, si vous êtes une grande fan de paillettes et s’il ne peut jamais y en avoir trop pour vous 😉

7- C’est beaucoup plus de travail, non?

C’est vrai que ce n’est pas tout à fait aussi simple que pour certains fils de grandes marques, en pelote, prêts à tricoter et surtout qui passent en machine!

Je ne vais pas vous mentir, cela demande un peu plus de préparation mais surtout un entretien différent.

a) Pour la préparation

Si vous recevez des écheveaux, il faudra tout d’abord les mettre en pelote avant de les tricoter. Certains créateurs proposent ce service pour quelques euros supplémentaires. Si non le mieux est d’être équipé d’un parapluie dévidoir et d’un bobinoir. Le bobinoir n’est pas obligatoire, il vous fera gagner beaucoup de temps mais vous pouvez aussi faire une pelote ronde entre vos mains.

Un dévidoir parapluie en bois

Pour les fils épais (à partir de 5 mm) aucun de ces outils ne vous sera vraiment utiles. C’est très facile de mettre un fil épais en pelote à la main. Par contre pour les fils fins, c’est indispensable! Sans un parapluie dévidoir, vous vous retrouverez avec un gros tas de noeuds! (Oui! C’est du vécu!)

Un bobinoir à laine en bois. il en existe en plastique bien moins cher
mais je trouve celui-ci plus joli 😉

b) Pour l’entretien

Je privilégie le lavage à la main pour ces fils. Dans la tricothèque, vous trouverez un mémento sur l’entretien des tricots (si vous n’avez pas encore votre mot de passe, il suffit de vous inscrire en cliquant sur l’image ci-dessous).

Click here to subscribe

Alors oui, c’est plus de travail que de simplement mettre un pull ou des chaussettes en machine. Mais j’aime donner le bain à mes bébés laineux. Et puis en tant que tricoteur ou tricoteuse, s’il y a bien quelque chose qu’on sait faire: c’est prendre le temps!

Ces fils gagneront aussi à être bloqués après le premier lavage et parfois quelques lavages plus tard. (Voici un article sur le blocage si ce mot est mystérieux pour vous).

C’est donc bien une relation différente que l’on entretient ensuite avec les tricots nés de ces fils. Cela nous rend d’autant plus soigneuse avec nos oeuvres d’art. Ces bains à la main les rendent d’autant plus uniques à nos yeux car on ne les porte pas comme les vêtements habituels du commerce. On prend soin d’eux, on les chouchoute.

8- Est-ce que c’est cher?

Oui, je pense qu’on peut effectivement dire que c’est un produit de luxe.

Comme je le disais en introduction, cela touche à l’oeuvre d’art. Vous pouvez tricoter uniquement avec ces merveilleux fils teints à la main ou vous pouvez vous offrir (ou vous faire offrir!) de temps en temps ce doux plaisir.

Pour vous donner une idée, j’ai tricoté un pull pour ma petite soeur. Il est d’une belle couleur moutarde unie. Elle l’aime, elle le porte, il réagit bien aux différentes machines, c’est parfait pour elle. C’était la laine Charly de Phildar et le pull m’a coûté 12€.

Laine: Charly de Phildar
Modèle: Mon Pull Idéal

Pour le même projet pour moi, j’ai dépensé 100€. La différence est plutôt flagrante et il ne passe pas en machine! Mais je l’aime d’amour!

Oups, je sens bien qu’on pourra vite en conclure que je manque de générosité envers ma petite soeur! Mais non, non, non! (Enfin bon si peut-être un peu quand même) C’est surtout que je ne veux imposer le lavage à la main à personne! Alors j’adapte mes fils à mes projets 🙂 Voilà, voilà, vous voyez comme je suis pleine de bonnes attentions!

Comme le tricot est ma passion, je suis heureuse de tricoter, porter puis entretenir de belles matières.

Laine: Madelaine et Filibert, coloris Annecy
Modèle: Mon Pull Idéal

J’ai aussi remarqué qu’avec ces fils coups de coeur:

  • Je porte davantage ce que je tricote
  • En cas d’erreur, je détricote volontiers (et avec le sourire) car je veux un résultat à la hauteur de ma dépense.
  • Je chouchoute d’autant plus mes tricots une fois finis car je connais leur valeur.
  • J’éprouve beaucoup beaucoup beaucoup de satisfaction de la réception de ma commande jusqu’au moment où je porte mon tricot encore et encore.

9- Quelles marques de laine conseilles-tu?

Même si je tricote ces fils depuis quelques années désormais, je manque encore d’expérience pour faire une étude comparative de ces fils.

Voici cependant les boutiques que j’apprécie ou qui me tentent beaucoup. De bonnes adresses où il fait bon rêver en plongeant avec délice dans ces fils de luxe.

  • Madelaine et Filibert (Une laine très douce et les couleurs sont toutes à tomber! Des couleurs semi solides principalement. Je suis une grande fan!)
  • La Bien Aimée (Des coloris incroyables, reconnus dans le monde entier, c’est de l’art, à n’en pas douter!)
  • Une Louve dans Les Bois (Un très bel univers avec un choix exquis de belles matières dans une démarche éthique)
  • Lainamourée (De très belles matières, un bel univers très poétique)
  • La Fée Fil (Un grand choix de couleurs et de très beaux gradients)
  • Candy Wool (Pour celles qui adorent les couleurs bien éclatantes, vous trouverez votre bonheur)
  • Bynight Creations (Une créatrice belge qui teint à l’aide de plantes)
  • Woola Oops (Une explosion de couleurs variées et riches. Un fil très doux)
  • Tricot et Stitch (Une artiste amoureuse des couleurs, ça vaut le détour!)
  • Heidi Idea (conseillée par Anny-Claude, une fidèle lectrice. De belles couleurs variées qui donnent très envie)

Pour les Québecois, ils pourront acheter local chez:

Si vous avez d’autres belles adresses, n’hésitez pas à nous les partager dans les commentaires.

10- Et on peut teindre soi-même des fils?

Si vous aussi, vous aimez les couleurs et si vous avez envie de vous amuser à colorer de la laine, lancez-vous!

Pour cela, vous pourrez acheter des écheveaux à teindre et vous pourrez commencer avec des ingrédients de votre cuisine: pelure d’oignon, peau d’avocat ou avec des fleurs du jardin 😉

C’est une belle aventure et peut-être que vous vous prendrez au jeu.

Voici un livre qui pourra vous guider (Merci Yvette pour la référence):

Teindre la laine avec des plantes
H. Dagestad, K. Hestnes

J’espère que ces 10 vérités sur les fils teints à la main vous auront familiarisé avec ces petites merveilles. N’hésitez pas à partager vos propres expériences, vos doutes, vos coups de coeur dans les commentaires ci-dessous.

Si cet énorme article vous a donné envie d’en lire d’autres, retrouvez le sommaire du blog tricot ici:

Sommaire articles du Blog Tricot.

Et n’oubliez pas qu’avec un fil tout simple et pas cher du tout, on peut tout à fait faire des merveilles. Le principal, c’est de nous amuser!

Alors joyeux tricot!!

Confiance en soi et Tricot

Avec l’aventure du Blog Tricot, j’ai été surprise de constater à quel point le tricot et la confiance en soi formaient une belle équipe.

Beaucoup des challengers du tricot (pour rejoindre le Challenge Grands Débutants, c’est ici) témoignent que cette semaine d’apprentissage a participé à leur confiance en eux.

Mais même avec un niveau avancé ou expert, à chaque projet terminé, on sent notre confiance en nous se déployer. 🙂

Le tricot est-il donc un bon moyen pour gagner en confiance en soi?

Personnellement, j’en suis convaincue!

J’ai remarqué que de nombreuses caractéristiques du tricot se retrouvent dans le développement personnel. Ce n’est donc pas si étonnant que le tricot soit si bon pour nous!

Je m’arrête sur 6 points en particulier, vous verrez que le tricot a beaucoup à nous apporter sur un plan plus personnel. (C’est qu’on l’aime notre tricot!)

tricoteuse au pays des bisounours

1- Le sentiment d’accomplissement

Un tricot fini, ce sont des milliers de mailles qui nous rendent fier pour ce qu’on a accompli. C’est le moment d’honorer nos talents, après tout, peu de personnes seraient capables de réaliser une telle prouesse!

En tricot, j’apprécie particulièrement de pouvoir mener un projet du début à la fin. C’est important de pouvoir de temps en temps clore un chapitre. Voir la fin d’un projet, c’est tout simplement ressourçant et ça fait du bien au moral!

Dans nos vies, nous répétons de multiples tâches sans fin. Le ménage, l’éducation des enfants, le jardinage… toutes ces activités n’ont pas de FIN. Il faut soit répéter indéfiniment ce que nous avons à faire soit nous ne pouvons jamais vraiment dire que c’est fini.

Un tricot, c’est un projet qui se termine. On rentre les fils, on lui offre un joli blocage et c’est F.I.N.I. !!

(si vous ne connaissez pas le blocage, cet article vous éclairera)

Comme ça fait du bien!

2- La capacité à faire des choix

Comme je le dis souvent, je suis Normande et j’ai toujours eu du mal à faire des choix.

Mais le tricot m’a habituée à me positionner.

Et oui! Si on veut commencer à tricoter, il va bien falloir se décider!

Du choix de la laine, au choix du modèle, de la taille, il est nécessaire de trancher. Parfois, on ne fait pas le bon choix et c’est ainsi… On apprend petit à petit à accepter qu’on n’ait pas fait le bon du premier coup. On peut toujours détricoter et recommencer.

Dans la vie, on peut s’appuyer sur cette expérience tricotesque. Souvent, il faut réussir à choisir pour continuer à avancer. Parfois on se trompe et ce n’est pas si grave, cela fait partie de la vie. On pourra généralement rattraper l’erreur d’une manière ou d’une autre.

Et puis plus on tricote et plus c’est facile de faire les bons choix pour nos tricots. Tout comme plus on acquiert de l’expérience et plus c’est facile de faire les bons choix dans nos vies.

Ainsi, nos tricots renforcent notre capacité à avoir confiance en nos décisions et c’est bien utile au quotidien!

3- L’envie de se surpasser

Rien que le fait que vous ayez eu envie, un jour, d’apprendre à tricoter prouve que vous êtes prêt(e) à relever des défis! La curiosité intellectuelle est, selon moi, une grande qualité et tous les tricoteurs en font preuve 🙂

Et puis, le monde du tricot est tellement vaste que nous sommes vite appelés à tricoter des projets dont on ne maîtrise pas toutes les techniques. Mais ce n’est pas grave, on est là pour apprendre!

Il y a d’autres projets qui nous semblent demander un peu trop de temps ou de patience mais on les aborde, décidés à aller jusqu’au bout.

De cette façon, on prend l’habitude de nous lancer des petits défis tricotesques et c’est excellent pour notre confiance en nous!

Au final, on se lance régulièrement de nouveaux challenges, on surpasse nos appréhensions et on finit par apprécier d’aller explorer ce que l’on ne connaît pas.

4- Apprivoiser notre perfectionnisme

Si vous avez tendance à ne pas finir vos tricots, à laisser de côté les coutures et les finitions, à ne pas rentrer les fils… vous souffrez peut-être de perfectionnisme sans le savoir.

C’était mon cas et le tricot a participé à ma guérison!

Finalement, si je laissais mes tricots attendre leur col durant des mois, c’est simplement parce que j’avais peur de les gâcher avec un col mal fichu… Sauf qu’un tricot fini vaudra toujours mieux qu’un tricot en attente d’une couture!

Fait vaut mieux que parfait!

Heureusement, au bout d’un moment, on finit par être agacée par ces tricots non terminés, on se lance, et là c’est une victoire! Une victoire pour la tricoteuse que nous sommes et une victoire contre ce perfectionnisme paralysant!

Ensuite dans la vie, quand on se sent bloquée par l’étape finale, on peut se rappeler notre victoire tricotesque et nous lancer plus confiante encore!

“Fait vaut mieux que parfait” devient vite notre nouvelle devise!

5- Mettre en avant nos goûts personnels

Certaines personnes auront tendance à vouloir se fondre dans la masse par manque de confiance en soi.

Mais avec le tricot, on apprend petit à petit à affirmer nos goûts personnels. On choisit la forme, la matière, le modèle, le fil… Et même si on tricote parfois sur commande, on apprend petit à petit ce qu’on aime tricoter.

Quels fils nous plaisent le plus?

Quels projets nous enchantent?

Et quand on porte nos propres tricot, on se crée une garde-robe toute personnelle, unique. Nous assumons nos goûts et nous en sommes fières!

Plus ça va, et moins on a envie d’être comme tout le monde. On veut pouvoir tricoter et porter les couleurs qui nous font vibrer.

Et ce qui est merveilleux, c’est qu’en général nos goûts nous vont très bien. Et cela ne nous dérange plus du tout de ne plus être fondue dans la masse 😉

6- Se montrer persévérante

Si on veut pouvoir porter notre tricot, nous serons bien “obligées” de tricoter des mailles et des mailles.

Des milliers de mailles!

Comme un château a été bâti une pierre après l’autre, un tricot prend vie une maille après l’autre.

On se rend compte avec nos tricots combien la persévérance paye.

Quand on se sent découragé dans la vie,

Quand on a envie d’abandonner,

Quand une petite voix nous susurre “Laisse tomber… Tu n’y arriveras pas…”,

il est doux de nous rappeler qu’une maille après l’autre, on peut accomplir de très grandes choses. Un petit pas, tout petit pas, à la fois.

Nous gagnons confiance en nous et nous continuons à marcher tous les jours vers nos rêves, une petite maille après l’autre 🙂

En conclusion, peu importe que nous soyons des personnes peu confiantes ou des personnes très assurées, le tricot nous fera du bien et viendra renforcer nos points forts. Il nous offre de nombreuses leçons de vie sur lesquelles nous pouvons nous appuyer au quotidien. Ce n’est pas étonnant que les tricoteurs du monde entier soient si exceptionnels et formidables, n’est-ce pas??

Si vous avez encore envie de lire, vous pouvez retrouver le sommaire de mes articles les plus lus en cliquant ici:

Sommaire du Blog Tricot

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager et à le commenter. J’en serai plus que ravie!

Joyeux tricot!

Aline

Liste des articles du blog

Cette liste vous permet de retrouver les principaux articles du blog.

Les catégories suivantes vous permettront de mieux trouver ce que vous cherchez:

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Comment savoir lire un patron de tricot ?

Comprendre les mailles rabattues

Comment modifier la taille d’un modèle de tricot ?

Comment modifier les augmentations et les diminutions d’un modèle ?

Comment adapter son patron à son échantillon ?

Lire et comprendre les patrons anglais

Finitions

Jolies finitions pour le point mousse

Changer de pelotes pour un résultat parfait (vidéo)

Lisières nettes sur tous les points

4 conseils pour des coutures parfaites

Mes 3 manières préférées de rabattre les mailles

Vêtements

Comment relever les mailles d’un col ?

Comment réaliser la pointe d’un col V ?

Relever les mailles d’une manche

Tricot circulaire

Comment choisir ses aiguilles circulaires ?

Comment faire des manches sans couture ?

Relever les mailles d’une manche

Faire un échantillon pour le tricot en rond.

Tricoter en rond ou à plat ?

Tricot circulaire et tricot à plat, quels avantages ? (vidéo)

Décorations

Changer le point d’un tricot

Comment broder un tricot ?(vidéo)

#1 Comment tricoter le Jacquard ?

#2 Tricoter des motifs larges en Jacquard

#3 Tricoter le Jacquard Intersia

Comment tricoter les torsades ?

Comment tricoter des rayures ?

Tricoter des côtes

Points techniques

Réaliser les rangs raccourcis en 3 étapes

Le montage provisoire des mailles

Tricoter le point de riz

Ces petits gadgets qui nous changent la vie (de tricoteuse)

Grands débutants

Le Challenge Gratuit

7 conseils pour apprendre le tricot

Apprendre le tricot : 5 conseils (vidéo)

Apprendre le tricot : ma liste d’achats

Comment choisir son projet tricot ?

Quelles aiguilles choisir ?

Quelle laine choisir pour débuter ?

Comment tricoter le point mousse ?

Comment tricoter le point jersey ?

Rentrer les fils de votre tricot.

Comment faire une diminution facilement ?

Comment faire des augmentations sans trou?

Changer le point d’un tricot

Depuis la naissance de ce joli blog, l’une des questions que l’on m’a le plus posée est la suivante:

Comment modifier le point d’un tricot?

Et oui! Je sais ce que c’est que d’avoir l’âme créative et des envies de changement.

Avec cet article, je vous dis tout ce qu’il faut savoir avant de vous lancer dans le changement de point.

C’est effectivement une belle aventure tricotesque qui demande à être préparée.

  • 1) L’échantillon, notre ami

Réalisez un échantillon avec le point que vous avez choisi.

C’est la première étape. Cela vous permettra de prendre les bonnes mesures et de partir sur une bonne base.

Chaque point peut donner un échantillon assez différent. Par exemple, le point de riz et le jersey ne nécessiteront pas autant de mailles pour obtenir 10 cm.

L’avantage de cette étape, c’est que vous visualiserez mieux ce que donne le point que vous avez choisi avec votre fil 🙂

(Si l’échantillon n’est pas encore votre ami, courrez lire cet article: Comment réaliser un échantillon?)

Échantillon du point de treillis torsadé
  • 2) Augmentations et diminutions

Lorsque vous devrez faire des augmentations ou des diminutions, le point que vous avez choisi risque de se décaler.

Pour éviter cela, regardez toujours quelques mailles plus loin pour savoir où vous en êtes dans le motif.

Suivez le motif choisi autant que vous le pouvez. Ce n’est pas grave si une maille ou deux est décalée mais il ne faut pas décaler l’ensemble du motif!

Pull au point de blé avec rayures
Modèle Pingouin Gratuit
  • 3) Une prise de risque

Bien sûr changer le point d’un tricot comporte un certain nombre de défis. Les points 4 et 5 de cet article sont justement là pour vous donner des astuces pour réussir cette grosse modification.

L’une des prises de risque concerne le tombé de l’ouvrage. Je parle ici essentiellement des grandes pièces tricotées de type gilet, veste ou pull.

Il suffit de voir et sentir la différence entre un pull irlandais torsadé et un pull en jersey. Le premier aura beaucoup plus de tenue que le second.

Certains points apportent de la rigidité (comme le point de riz, le point de blé, les torsades très fréquentes). Vous pouvez compenser cela en choisissant des aiguilles plus larges de 0,5 mm que celles qui étaient préconisées. (Attention! échantillonnez bien votre point! voir le 1er paragraphe de ce même article).

Il faut aussi avoir conscience que chaque point a un “gonflant” différent. Vous vous rendrez bien compte au moment de l’échantillon de l’épaisseur que donne votre point au tricot. Un point qui apporte beaucoup de gonflant sera un point qui consommera d’autant plus de fil et qui sera plus chaud une fois porté. Il y aura également plus d’épaisseur au niveau des coutures…

Couverture avec un point dentelle “feuilles”
  • 4) Commencer doucement

Pour vous lancer dans la modification de points, le mieux est de prendre pour base un modèle simple.

C’est beaucoup plus facile de changer le point d’un col, d’une couverture, d’une écharpe que celui d’une veste à poches.

Vous pourrez également le faire progressivement en commençant par changer de point sur des zones précises.

  • Le dessus d’une chaussette
  • Le bas des manches et du corps d’un pull, gilet ou veste
  • Le dessus d’une manche

Pour ajouter une bande ou surface d’un point différent, il est toujours préférable de passer par l’échantillonnage. (oui, je sais je me répète!)

Les points auront tendance à demander plus ou moins de mailles pour la même surface.

Par exemple, si vous voulez faire le bas de votre manche en point de riz. S’il y a un décalage d’une maille ou deux entre le point de riz et le jersey, la solution sera de prendre un numéro d’aiguille inférieur de 0,5mm lors du passage du jersey au point de riz.

Col point de blé/ côtes 1/1
  • 5) Des points simples d’abord

Plus votre projet sera complexe et plus votre point sera simple.

Si vous craquez sur un point un peu difficile à réaliser, je vous conseille de l’utiliser sur des accessoires et non sur un vêtement.

Par exemple une belle dentelle pourra être utilisée sur un châle, une couverture, un jeté de lit… mais sur un pull, cela vous demandera de réfléchir à de nombreuses adaptations.

Pour les vêtements, voici des points simples que vous pourrez facilement utiliser pour remplacer le jersey:

  • le point mousse
  • le point de riz
  • le point de blé
  • le point de bambou

Le bas du corps et des manches d’un pull, d’un gilet ou d’une veste peuvent être tricotés avec:

  • des côtes torses (elles resserrent le tricot)
  • des côtes 3/2 ou 2/2 ou 1/1 (elles sont plutôt élastiques)
  • du point mousse
  • du point de riz (il rigidifie le tricot)
  • du point de blé
  • des côtes torsadées (vous alternez point envers et torsades)
côtes torsadées

Comme vous l’imaginez, les possibilités sont vite infinies!

Et c’est bien cela qui est passionnant en ce qui concerne notre art du fil préféré 😀

Alors amusez-vous bien et faites vivre votre créativité tricotesque!

matériel tricot

Interview Tricot: Stella

Il y a quelques jours, je publiais l’Interview Tricot de Thali que vous pouvez lire ici.

Thali a eu la gentillesse de me mettre en lien avec une autre bloggeuse très active au sein du Tricot Solidaire. Il s’agit de Stella du blog Mes Petites Récréations.

Si vous faites un tour sur son blog, vous pourrez admirer ses talents de tricoteuse et les amatrices de crochet auront de quoi s’inspirer! N’hésitez pas à vous abonner à son blog pour suivre ses créations et vous tenir au courant de tout ce qu’elle organise 🙂

Stella s’est prêtée au jeu de l’Interview pour mon plus grand plaisir. J’adooore lire d’autres tricoteuses et tricoteurs parler de leur passion!

Stella est particulièrement créative comme vous pourrez le constater sur son joli blog. En plus de cela, elle consacre beaucoup de temps à rendre le monde meilleur en s’engageant dans des causes solidaires.

Petit ensemble réalisé par Stella pour le Challenge “Petits Lutins” organisé par Thali

Je suis sûre que son témoignage vous donnera envie de participer à l’une de ces belles chaînes de solidarité tricotesque.

J’aime l’idée qu’une passion puisse faire du bien à celui ou celle qui y consacre du temps…

J’aime aussi l’idée qu’on puisse adoucir le quotidien d’autres personnes grâce à notre passion. 🙂

1. Aline: Quand et comment as-tu appris à tricoter?

Stella: J’ai appris à tricoter vers l’âge de 9 ans 1/2 . C’est mon papa qui m’a appris à réaliser des chaussons pour bébé (montage de mailles, point mousse). J’ai continué en apprenant seule à l’aide de catalogues.

A 14 ans, j’ai appris le crochet grâce  une copine qui m’a montré les points de base. comme pour le tricot, j’ai poursuivi l’apprentissage grâce à des livres et catalogues.

Mon P’tit bébé et son trousseau – Modèle au crochet de Stella

 

2. Tu partages tes jolies créations sur ton blog. Parle-nous de ton aventure de bloggeuse. En quoi le blogging te permet d’enrichir ta passion?

J’ai longtemps visité des blogs tricot et crochet pour le plaisir des yeux et les partages. Au départ je me disais que ce que je réalisais n’était pas digne d’être montré, que je n’étais pas à la hauteur des bloggeuses. Et puis j’avais peur de ne pas avoir l’inspiration et de ne pas être lu. Finalement j’ai lancé mon propre blog sur Marie Claire idées en 2014, car j’avais vraiment envie de partager avec les autres. Ce blog a été tenu jusqu’en 2015, mais la plateforme ne me convenant plus, j’ai basculé depuis sur wordpress. Le blog est vraiment un espace de rendez-vous avec les copines, une vraie communauté de personnes qui aiment le tricot et le crochet, et qui aiment s’y retrouver et papoter, échanger , partager, découvrir.
Des liens se sont formés en dehors du blog avec certaines, ce sont des amies certes virtuelles, mais bien réelles. Je trouve que c’est une aventure humaine extraordinaire et riche.J’y présente mes réalisations bien entendu, mais je crée également des rendez-vous réguliers pour les fidèles et les nouvelles : Les défis du fil (défi créatif mensuel autour de 2 thèmes optionnels), le swap de Noël, mais également ponctuellement des challenges solidaires, et même des KAL/CAL.

Doudou Baleine tricoté pour un petit préma 🙂

Je me rends compte que beaucoup de bloggeuses ont tendance à délaisser leur blog au profit des réseaux sociaux tels instagram ou Facebook… car elles y trouvent une économie d’information, une rapidité de contenu. C’est à mon sens dommage. S’occuper d’un blog prend effectivement du temps car il faut réfléchir à ce que l’on va dire, hiérarchiser, planifier, avoir de la consistance, mais c’est également un endroit que je trouve plus convivial que les réseaux sociaux, que j’utilise en complément. Je préfère largement partager via mon blog car c’est un espace plus créatif et intimiste, un vrai lieu d’échange où l’on peut prendre le temps de développer des idées et du contenu.

3. Comment as-tu découvert le Tricot Solidaire?

Mon engagement dans le tricot solidaire a commencé envers les bébés prématurés. Mon neveu est née prématurément en 2009, j’ai donc été sensibilisée à ce problème et ai eu envie de faire modestement quelque chose. Ma 1ère participation a été pour l’opération “Fée-moi un doudou” organisée par les Petites fées préma 44 en 2014.

4. A quelles opérations de Tricot Solidaire as-tu participé?

Je participe à des opérations layette pour les prémas, un peu partout en France, en répondant à des appels notamment sur facebook. Je participe également dès que je le peux aux challenges de Thali. (Pour en savoir plus, vous pourrez lire cet article: Interview Tricot: Thali)
Je participe également pour les bébés et enfants de familles démunies (maison de l’enfance, secours populaire, Restos du coeur, etc.) en réalisant de la layette, des vêtements, des doudous pour Noël. J’ai tricoté et crocheté pour les SDF.

Je tricote et crochète également ponctuellement pour les anges.

Doudoux lutins crochetés pour des petits prémas

5. Pourquoi aimes-tu tricoter pour ceux qui en ont besoin?

Je trouve que lorsque l’on a une compétence, il faut de temps en temps savoir en faire profiter les autres, ne pas être égoïste en ne pensant qu’à soi et ses proches. Il y a partout des gens qui souffrent ou qui ont des difficultés ponctuelles, les aider, leur apporter une forme de réconfort, est, me semble t-il normal. Et j’aime à penser que si un jour j’étais dans une de ces situations, quelqu’un aurait un geste solidaire envers moi…
Le tricot solidaire est également un moment de partage incroyable et enrichissant avec d’autres tricoteuses qui œuvrent dans le même sens. On connait l’adage “L’union fait la force”, c’est tout à fait vrai dans ce cas. Cela crée du lien bien au delà de la cause pour laquelle on tricote, c’est simulant, émouvant.

Et puis penser aux autres procure une forme de bien être, on se dit que l’on est utile, juste avec un peu de fil. On oublie ponctuellement ses soucis personnels, parfois on les relativise aux vues des causes pour lesquelles on tricote.

6. Quelles sont les opérations que tu organises toi-même à travers ton blog?

J’organise des challenges solidaires :

– layettes pour les prémas [Angers, Petites Fées Préma (pour les néonat de St Didier, Aix en Provence, Dax, Tulle, Grenoble, Jossigny et Meaux.)]

– layette pour les anges de Bordeaux (pour des bébés décédés de cardiopathie congénitale.)

– layette pour des bébés hospitalisés malades du cœur.

Je mets également à disposition quelques tutoriels gratuits que j’ai créés pour les prémas.

Joli lot de couvertures recolté par Stella pour les prématurés


7. Quels sont les tricots solidaires qui ont ta préférence?

La layette pour les bébés dans le besoin et les prémas.

Les prémas, car c’est une vraie souffrance de ne pouvoir habiller son bébé plume ; et les bébés démunis, car je ne supporte pas d’imaginer que certains enfants naissent sans avoir une brassière et une couverture, ce qui est pourtant la réalité

8. Comment t’organises-tu entre ces tricots solidaires et tes tricots personnels?

Lorsque j’organise des challenges, je les prépare des mois à l’avance, si bien que l’articulation entre tricots personnels et tricots solidaires se fait naturellement. Par contre, lorsque je participe à des collectes ou challenges organisés par d’autres, je suis en général davantage dans l’urgence, et obligée de délaisser les tricots personnels pour un temps… L’appel du tricot solidaire est en général plus fort. Mais je ne peux pas être partout à la fois, sinon je sature, j’apprends donc à me canaliser et à dire parfois NON, ce qui est très difficile et frustrant...

Passe Couloir réalisé par Stella. Modèle gratuit sur Mes Petites Récréations

9. Si une personne voulait se lancer dans le tricot solidaire, que lui conseillerais-tu?

Je lui conseillerais de bien se documenter préalablement car il y a quelques contraintes en fonction des causes (mensurations, couleurs, types de fil autorisées, modèles parfois imposés, etc.) Ces contraintes et préconisations varient d’une structure à l’autre, d’une cause à l’autre, d’où l’importance de prendre suffisamment de renseignements en amont.

Il faut également budgétiser (mensuellement, trimestriellement ou annuellement) en fonction de ses moyens, car le tricot solidaire est une magnifique cause, mais chronophage et onéreuse (achat de fournitures, frais de port pour envoyer les colis, ou essence pour livrer). Le point positif est que l’on peut participer même très modestement et ponctuellement à des opérations solidaires. Il suffit de bien choisir sa formule.Enfin, ne pas se mettre trop de pression, trop d’objectifs car cela nuit à l’envie et au résultat.

10. Tu es coordinatrice pour les Restos du Coeur 21:

  • en quoi consiste cette responsabilité?

J’ai pris contact avec les Restos du cœur de mon département en juillet 2017, et ils m’ont fait part de leurs gros besoins en layette pour les bébés démunis (leurs parents dépendent des restos). Ils offrent pour chaque naissance un kit de bienvenue (composé d’un trousseau layette, de lait, de couches, etc.) afin de venir en aide aux parents dans le besoin.

Ce n’est pas vraiment une responsabilité, c’est plutôt une aide. Je fais le lien entre les restos du coeur 21 et les tricoteuses/crocheteuses/couturières. Le but est de collecter un maximum de trousseaux naissance pour répondre aux besoins. Je livre 2 à 3 fois par an, en fonction de l’ampleur de mon stock.

Couverture Flamant Rose réalisée par Stella dans un très bel élan de solidarité… Son histoire ICI

  • Quelle implication demande ce rôle?

Je suis seule sur ce projet, seule référente et seule « livreuse ».

Je tricote et collecte de la layette. Je centralise donc les tricots et vêtements, et les prépare.

* 1ère étape, les tricots 
Tricoter, crocheterpour les bébés

* 2ème étape, collecter, trier, organiser :
Heureusement que je peux compter sur l’aide de bénévoles qui m’aident bien à remplir les stock. Il me faut également trier les ouvrages, constituer des ensembles pour les pièces isolées.
* 3ème étape, coudre les boutons manquants, recoudre les coutures mal finies :
Je reçois parfois des tricots non finis ( sans boutons, les coutures non faîtes ou mal faîtes), il faut donc terminer ce qui ne l’est pas.
* 4ème étape, laver :
Il faut laver tout ce qui ne l’a pas été, faire sécher.
* 5ème étape, étiqueter:
Prises de mesures indispensables, puis chaque tricot ou ensemble est étiqueté au niveau de la taille ou de l’âge. Informations importantes pour que les Restos puissent ensuite les ranger dans les bons dressing.
* 6ème étape, préparer les petits sachets naissance :
Chaque trousseau naissance, composé majoritairement d’une brassière, d’une paire de chaussons et d’un bonnet, est emballé individuellement dans un sachet transparent. De cette manière, il est prêt à l’emploi.
* 7ème étape, préparer les cartons et sacs pour les autres pièces :
Les autres pièces sont rangées en fonction de leur usage, dans des cartons et des sacs (étiquetés bien entendus).
* 8ème étape :
Livraison auprès des Restos du coeur 21.

Brassière pour prématurés – Modèle gratuit de Stella

  • Qu’apprécies-tu en tant que coordinatrice?

M’organiser comme bon me semble. Tricoter, crocheter… collecter des layettes et petits vêtements,  trier, organiser selon les tailles, composer des trousseaux, compter les quantités qu’il manque, compléter…  faire des appels aux dons… Cela prend énormément de temps et de place, mais c’est aussi très positif, grâce la générosité des donatrices. C’est très plaisant de voir une collecte prendre vie au fur et à mesure, découvrir de jolis petits tricots reçus par la poste, imaginer que cela sera utile à un bébé et que sa famille en sera sûrement émue elle aussi. C’est un peu à chaque fois Noël lorsque j’ouvre un paquet. Et pour les Restos du coeur c’est également Noël, ils m’accueillent les larmes aux yeux.

  • Qu’est-ce qui te semble difficile?

La collecte en elle-même. Les offres de tricot solidaire se multiplient sur le net, les bénévoles ne peuvent donc pas être partout à la fois. On se les partage, ce qui est normal. Cela se ressent au niveau des quantités, je n’ai pas pu faire de livraison cet été, faute de suffisamment de stock à livrer, elle est reportée à l’automne…

Créations d’une bénévole, Rachel, pour l’opération Restos du Coeur organisée par Stella

  • Quels sont les besoins des Restos du Coeur?

Layette 0-3 mois (brassière, chaussons, bonnet) ;

Couvertures 90 x 60 cm ;

Turbulette

Paletots à capuche jusqu’à 2 ans ;

Doudous et anneaux de dentition normes CEE

Bavoirs

Vêtements d’occasion jusqu’à 2 ans

Pour les enfants jusqu’à 5 ans :

– pulls, cardigans ;

– pour l’hiver : bonnets, moufles ou gants, snoods.

Un grand merci à toi, Stella, pour cette participation à mon Interview Tricot! Je trouve ton implication et ta générosité exemplaires et je suis ravie d’avoir un peu participé à les mettre en lumière. C’est tellement inspirant!

Vous voulez découvrir davantage Stella? Allez visiter son joli blog et sa page Makerist pour découvrir ses beaux modèles. 😉

Si le Tricot Solidaire vous interpelle, vous pouvez lire cet article: Tricots Solidaires et cet Interview Tricot: Thali 

Si vous aimez les Interviews Tricot, vous pourrez en lire d’autres en suivant ces liens:

Si ce n’est déjà fait, n’hésitez pas à vous inscrire à la tricothèque pour profiter de son contenu. Vous serez ainsi au courant des nouveautés sur le blog, pour cela il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous:

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Interview Tricot: Thali

Suite à mon article sur Le Tricot Solidaire, je souhaitais mettre à l’honneur une bloggeuse aussi talentueuse que généreuse. 

Il s’agit de Thali du magnifique blog “Thali Créations”

Thali tricote, Thali crochète et Thali crée de somptueux modèles. 

Elle offre de très beaux modèles sur son blog pour tous ceux qui veulent tricoter pour les petits prémas. Vous les trouverez sur cette page (clic clic) et il y en a beaucoup! 😀 

En plus de cela, Thali organise le Challenge des Petits Lutins deux fois dans l’année: l’un pour Noël et l’autre pour la fête des Mères. Ces challenges ont pour but de collecter un maximum de vêtements pour les enfants nés prématurés. 

Je souhaitais connaître un peu plus Thali et pour ça, rien de mieux qu’une Interview Tricot!

Gilet délicat – modèle gratuit de Thali pour les bébés prématurés

1. Aline: Quand et comment as-tu appris à tricoter?

Thali: J’ai appris à l’âge de 8 ans, c’est ma grand mère qui m’a initiée pendant les vacances scolaires.

2. Raconte-nous… Il me semble que tu as travaillé pour Phildar, peux-tu nous en dire plus?

Effectivement j’ai travaillé pour Phildar pendant 4 ans 1/2 (en plus de mon activité principale). Mon amie Sandrine travaillait pour eux et ils cherchaient des tricoteuses crocheteuses de bon niveau pour réaliser les prototypes pour leur catalogue … seul hic il fallait aussi tricoter à la machine. J’ai été retenue mais j’ai dû investir dans l’achat de 2 machines: fin fil et gros fil. Sandrine m’a appris les bases et puis j’ai eu une formation chez Phildar.
J’ai beaucoup appris côté techniques même si j’avais de bonnes bases … mais cumuler 2 emplois, c’est pas évident donc j’ai privilégié mon activité principale qui m’assurait un revenu régulier.

Gilet Fiene – Thali Créations

3. Je crois que beaucoup d’entre nous rêvent plus ou moins secrètement de vivre de notre passion. Dirais-tu que ce métier t’a permis de vivre de ta passion?
Qu’est-ce qu’il t’a apporté en tant que tricoteuse?

Je pense en effet que c’est le rêve de nombreuses personnes … moi y compris.

Actuellement je suis en reconversion professionnelle et donc mon projet c’est de vivre de ma passion … mais c’est pas des plus évidents à mettre en place, même si la motivation est là !

Chaussons Torsades – Thali Créations

4. Désormais, tu écris toi-même des modèles. Par quel processus créatif passes-tu avant de publier ton modèle?

Effectivement depuis 7 ans, je crée la majorité de mes modèles et je les partage sous forme de tuto en PDF.

Je le faisais déjà avant d’avoir un blog sauf que je ne les partageais pas.
J’ai besoin de toucher le fil pour envisager quelque chose à faire avec dans la majorité des cas …

Parfois je pars d’un besoin, par exemple « faire un cadeau de naissance », et là je pense au modèle et je me mets à la recherche du fil pour le réaliser. Souvent les idées viennent de choses qui n’ont rien à voir avec le tricot:

  • une visite au musée
  • les vitraux d’une cathédrale
  • un tableau d’un artiste
  • une fleur …

parfois aussi les suggestions que l’on me fait. C’est plaisant de réaliser le rêve de quelqu’un … et de le surprendre par une création.

5. Qu’aimes-tu dans ce métier de Designer Tricot?

Le plaisir de me laisser aller à faire ce qui me plaît, à tester des matières pour obtenir des effets … à mettre en volume mes idées, à trouver des solutions pour obtenir le rendu que je souhaite (il y a parfois des défis à relever!).

J’aime aussi les réactions qu’elles suscitent lorsque je les présente … en général l’accueil est très bon, je suis même surprise du succès que rencontrent certaines réalisations.

Baby Cache-coeur – Thali Créations

6. Où peut-on retrouver tes modèles? 

Sur mon blog, ils y sont tous: Le blog de Thali: Thali Créations

Sur Ravelry: Designs by Thali Créations

Sur Makerist (pour les modèles payants),

sur Pinterest: Thali Créations

sur Instagram depuis peu..

7. Tous les ans, tu organises pour la fête des mères et pour Noël une Opération Tricot pour les bébés prématurés. Qu’est-ce qui t’a donné envie de mettre en place cette action solidaire?

A la base, il y a eu aussi la naissance d’une petite nièce grande prématurée qui pesait 1kg450 à la naissance, elle m’a sensibilisée au problème …
Suite à cela je tricotais toute seule dans mon coin pour les prématurés … j’avais aussi eu une demande d’une bénévole amie de ma sœur pour créer des modèles pour eux, cette demande s’accompagnait d’une demande de création d’un site pour partager les explications de toutes les choses que je créais …

J’ai pris mon temps, l’idée a fait son chemin et puis mon 1er blog est né « le blog de Thali, activité pour petites mains ».

Je transmettais mes réalisations par le biais d’une infirmière qui travaillait au CHR à l’hôpital Jeanne de Flandre à Lille … par la suite ils m’ont demandé d’élaborer des modèles à partir des statures dont ils avaient besoin … c’est ainsi que sont nés les premiers modèles “Petits Lutins” déclinés en 4 tailles.
Il y a 2 ans lors de la journée mondiale du tricot j’ai rejoint les Smilaines qui tricotaient également pour les prématurés, je leur ai confié le petit stock que j’avais … et puis je leur ai proposé d’inviter d’autres tricoteuses à se joindre à nous par le biais du blog. A l’image de ce que fait Stella du blog “Mes petites récréations” et chez qui j’ai eu l’occasion de participer à ce type d’action.

Jolies créations réalisées dans le cadre du Challenge des Petits Lutins

8. Selon toi, qu’apportent ces tout petits tricots aux familles de prématuré?

On n’imagine pas tout ce qu’apporte ces petits tricots aux familles, c’est bien plus qu’un vêtement … Ils se sentent moins isolés, il y a une reconnaissance de leur statut de « parent de prématuré », on leur témoigne du soutien, on leur apporte du réconfort, de la bienveillance … c’est un don sans aucune contre partie, juste une attention pour leur tout petit au moment où eux ils sont pris au dépourvu et se sentent impuissants … juste en recevant un cadeau de quelqu’un qui a pensé à leur bébé.
Les témoignages que les parents nous adressent sont bouleversants surtout en période festive (ils se retrouvent seul autour du berceau de leur bébé … pendant que leurs familles font la fête.) … c’est aussi pour cela que j’ai choisi ces périodes pour les Challenges Petits Lutins.

9. Pourquoi apprécies-tu de tricoter pour les autres?

J’offre la majorité de mes réalisations, je me fais plaisir en les faisant avant tout, c’est le principal. Donc si je tricote et que en plus c’est utile, c’est encore mieux !

Bonnet Petit Lutin – Thali Créations

10. Dans quel état d’esprit es-tu quand tu tricotes pour un bébé prématuré?

Les anglos saxons ont un terme pour expliquer ce que l’on ressent et l’état d’esprit dans lequel on est quand on mène des actions en faveur des autres c’est Random acts of kindness … j’ai écrit un article sur ce sujet sur mon Blog. On comprend mieux pourquoi quand on tricote bénévolement, on a envie de poursuivre son action.

On se fait plaisir en apportant du bonheur aux autres et ça valorise l’estime de soi.
Tricoter c’est une aventure humaine, un exemple de solidarité et de bienveillance, un cadeau qui vient du cœur … on pense qu’il n’y a rien en retour, mais on éprouve un immense bonheur de savoir combien les parents sont touchés de recevoir ces petites choses … une attention emprunte d’amour pour leur bébé.

11. Participes-tu à d’autres initiatives de tricot solidaire? Peux-tu nous les présenter?

Je participe à des actions médiatisées comme les petits bonnets pour Innocent, parfois pour des associations … mais aussi à d’autres organisées par d’autres blogueuses, l’action est souvent plus ciblée autour d’un établissement (parfois plusieurs). En général, les dons sont plus suivis et on a les retour des personnes qui animent ces actions donc c’est beaucoup plus valorisant et on sait précisément où va ce que l’on fait.

La participation de Thali pour les Bonnets Innocent

J’ai déjà participé à plusieurs Challenges de Stella du blog “Mes petites Récréations” au profit des prématurés mais aussi auprès d’Isabelle Kessedjian avec un Yarnbombing valorisé ensuite en couvertures au profit de gens dans le besoin.

(Si le mot Yarnbombing, ne vous dit rien, vous pouvez aller lire cet article que j’avais écrit sur le sujet: 6 raisons d’aimer le Yarnbombing)

12. Si une tricoteuse ou un tricoteur souhaite se lancer dans le tricot solidaire, que lui conseillerais-tu?

Je pense que le principal c’est de pouvoir choisir de faire ce dont on a envie … c’est jamais plaisant de faire quelque chose que l’on nous impose.

Lors des challenges que j’organise, j’indique les besoins mais je précise toujours « faites vous plaisir et tricotez ce que vous avez envie » … le tricot est toujours plus beau et mieux fait quand on a pris plaisir à le faire.
Et puis pour celles qui aiment le crochet il y a toujours moyen de se faire plaisir aussi … 🙂

J’espère que vous aurez aimé lire Thali 🙂

Un grand MERCI à Thali pour s’être prêté si gentiment au jeu de l’interview!

Si vous avez envie de la connaître un peu plus, elle avait déjà été interviewée précédemment par Claire du site Abracadacraft dans un podcast que vous retrouverez ici.

Si le tricot solidaire vous interpelle, vous pourrez lire l’interview de Stella qui s’investit beaucoup pour cette cause. 

L’article Le Tricot Solidaire vous donnera également envie de tricoter pour le bonheur des autres 🙂

Et pour celles qui apprécient, (comme moi, hi hi) les Interviews Tricot, vous pouvez lire ces 3 Interviews précédentes:

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10 Idées pour utiliser nos restes de laine

Quand on tricote régulièrement de jolis projets, on finit inévitablement par accumuler des restes de laine.

Ce n’est pas toujours facile de s’en servir sur un autre projet car si on a bien calculé la quantité de fil sur le premier tricot, on se retrouve généralement avec quelques grammes restants.

Alors voilà quelques idées qui vous seront utiles, si comme beaucoup de tricoteuses, vous n’aimez pas gâcher vos précieux fils. Et si vous souhaitez trouver des modèles gratuits pour des petits cadeaux tricot, vous trouverez votre bonheur au sein de la tricothèque gratuite (clic-clic sur l’image ci-dessous)
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1.Tricoter utile

On pense souvent au tricot pour des vêtements douillets et des accessoires tout doux mais le tricot peut aussi se mettre au service de notre quotidien. Et pour cela, vive nos restes de laine!

Vous pourrez avancer ces petits tricots rapides entre 2 projets plus conséquents: c’est toujours agréable de voir qu’on avance vite!

C’est aussi l’occasion de sortir un livre de points de tricot et de vous amuser à les tester. S’il y a des petites erreurs sur votre future éponge, personne ne vous en tiendra rigueur, hi hi 😀

Dans une logique écologique et économique, on pourra tricoter ces 4 projets particulièrement efficaces:

a) Des lavettes: ajoutez de la couleur dans votre cuisine!

En tricotant vos propres éponges ou lavettes, vous aurez le plaisir de retrouver vos créations dans des moments moins amusants que vos “Instants Tricot”, j’ai nommé: le ménage et la vaisselle… 😉

Le gros avantage de ces lavettes est le fait qu’elles soient lavables et réutilisables très longtemps. Elles sont particulièrement hygiéniques et efficaces comme en témoigne une lectrice, Brigitte:
“ça fait longtemps que j’utilise des lavettes maison. Et franchement c’est plus hygiénique que ces éponges qu’on achète au supermarché. Nos lavettes maison peuvent passer à la machine à laver.
J’en ai fait pour la maison et pour nos vacances.”

Pour ses lavettes, Carmen (une autre fidèle lectrice) utilise du gros fil coton et apprend à s’exercer sur des points qui lui plaisent.
Cela donne de très belles lavettes que l’on peut offrir ensuite.

b) Tricoter pour faire sa toilette 🙂

Dans la même optique, tricotez pour la salle de bain!
Retrouvez vos fils préférés dans des lingettes démaquillantes réutilisables (et tellement plus efficaces que les disques en coton!) ou dans des gants de toilette. Pour ces derniers, on privilégiera du fil coton.
Vous pouvez également utiliser de l’acrylique ou de la pure laine. La laine véritable feutrera au fil du temps avec l’association du savon et de l’eau chaude. Le résultat changera donc mais sera tout aussi efficace.

c) Un sol impeccable et sans poussière grâce à vos créations 😀

Plutôt que d’acheter encore et encore des lingettes dépoussiérantes jetables pour votre balai anti-poussières, vous pourrez en tricoter des réutilisables.
Elles seront encore plus efficaces et vous pourrez les laver après le passage du balai.
Une belle façon de faire un pied de nez à la société de consommation qui nous pousse à toujours acheter (et à polluer au passage!).
C’est une idée qui me vient de Monique qui n’achète plus de recharges pour son balai “swiffer” grâce à ses restes de fils réutilisés.

d) Pour ne pas se brûler…

Enfin, celles qui n’aiment pas jeter apprécieront cette dernière astuce utile que Claude vous partage:
Elle réalise des maniques. Puis elle les offre 😉
“Mon dernier ouvrage est une petite  invention que je te confie,  elle consiste à réunir 2 carrés par un point d’écrevisse (j’adore faire ce point) et entre les deux je glisse un carré découpé dans une vieille housse isolante de repassage (comme je n’aime pas jeter ) ce qui fait des maniques  a utiliser pour sortir les  plats du four…. tu peux donner l’idée à tes tricoteuses, à faire pour soit ou à offrir.”
Tous nos restes de laine sont effectivement l’occasion de tricoter des petits cadeaux utiles pour notre entourage!

2.S’amuser avec sa créativité

Pour ceux qui aiment retrouver la fraîcheur d’un acte créatif enfantin, sans aucune pression, ces 4 tous petits projets sont parfaits.

a) Une carte originale

J’ai adoré recevoir la magnifique carte de Véronique.
Tous ces détails si bien conçus m’ont fait l’élire la plus belle carte que je n’ai jamais reçue jusqu’à présent! 😀
(Merci Véronique!)
Comme vous pouvez le voir sur cette photographie : elle réalise de tout petits tricots et les place ensuite sur des cure-dents.
C’est adorable!

Et j’imagine que cela peut être repris à de multiples occasions: naissance, baptême, mariage… etc…
Laissez libre cours à votre imagination et surtout amusez-vous!

b) Les habits de poupée

Peut-être avez-vous appris à tricoter enfant. Vos poupées et doudous de l’époque ont sans doute pu profiter de vos talents fraîchement acquis.
N’hésitez pas à retrouver la joie de vêtir une poupée ou un ours en peluche.
Les enfants de votre entourage apprécieront énormément ces petits habits faits mains, à moins que vous les gardiez pour vos propres poupées (comme moi, hi hi).
Voici les tricots d’Odile pour les poupées de ses petits enfants.

Trop mimi 🙂

c) Des mini jouets

Avec quelques restes de laine, on peut facilement réaliser de petits jouets.
Des oursons ou lapins multicolores ou des petites poupées. Pouvoir piocher dans nos différents restes de fils pour réaliser une très belle chevelure, des petits vêtements, des chaussures mini mini, c’est à la fois ludique et rafraîchissant.
A la fin de votre projet, cette nouvelle amie ou ce nouveau compagnon aura pris vie et vous les trouverez tous plus attachants les uns que les autres.
Si je parle de jouets et poupées, c’est que j’ai moi même gardé mon âme d’enfant.
Pour preuve, vous pouvez retrouver mon patron des Minipilies en vente sur Makerist… 

Minipilie – Patron Aline Gaudrain

d) On customise!
Dernièrement, j’ai acheté des petits gadgets pour créer des pompons.
C’est tellement facile que toute ma petite famille s’est mise à “pomponer” 😀
Et attention, ça donne envie de mettre des pompons partout!
Bon, ça n’a rien à voir avec le tricot en lui-même mais cela permet de colorer la vie avec nos restes de laine.

Pour les petits nœuds, c’est pareil!
C’est un tricot qui se fait en quelques minutes et qui permet de customiser bien plus que nos tricots!
Chapeau, sac, T-shirt, barrette, serre-tête…
Ils viendront égayer vos tenues et souligneront votre goût pour le tricot.
Le patron des petits nœuds se trouve dans la tricothèque que vous pouvez rejoindre en cliquant sur l’image ci-dessous si ce n’est déjà fait 🙂

3.Mélanger les couleurs

a) Tricots multicolores

Si vous aimez les couleurs: prenez des risques!
Vous pouvez bien sûr vous amuser à tricoter des couvertures ou accessoires multicolores.
C’est très amusant et cela plaira en particulier aux enfants.
Voici ce que fait Manon avec ses échantillons qui lui permettent de tester de nouveaux points : “J’utilise de la laine douce de même grosseur et de n’importe quelle compagnie et je rassemble mes échantillons pour en faire une couverture.  Et je donne la couverture a une famille défavorisée. Moi j’apprends, je récupère mes restant de laine et je partage avec une personne dans le besoin.”
Malgré tout, les couvertures patchwork peuvent être assez difficile à réaliser. Si vous suivez le principe des couvertures en ligne, vous vous faciliterez la tâche.

Si vos fils ne sont pas tous de la même épaisseur, voici comment procéder:

  1. Choisissez toutes les pelotes que vous voulez utiliser pour votre projet.
  2. Basez-vous sur le fil le plus épais pour choisir quelles aiguilles utiliser.
  3. Pour les fils plus fins, associez les 2 par 2 voire 3 par 3.

Quand ils sont associés 2 par 2, on considère que 2 fils de la même épaisseur associés correspondent à:

l’épaisseur du fil le plus épais + la moitié de l’épaisseur du fil le moins épais

Exemple:

2 fils se tricotant avec des aiguilles 5 mm:

5 mm + 5 mm/2 = 7,5 mm

Autre exemple:

1 fil se tricotant avec des aiguilles 6 mm et 1 deuxième se tricotant avec des aiguilles 3 mm.

6 mm + 3 mm/ 2= 7,5 mm

b) Couleur et sobriété

Si les mélanges de couleur vous effraient, n’hésitez pas à utiliser vos restes de laine par petites touches sur de plus grands projets:

ajouter une bande de 3 ou 5 rangs en bas d’un pull d’une couleur contrastante pourra le rendre bien plus original.

Là aussi, il faut faire en sorte que le numéro d’aiguilles utilisées reste le même sinon cela se ressentira sur la forme globale du tricot. 

Snowdancer – Nadia Crétin Léchenne

Voilà, voilà!

J’espère que vos jolis restes laineux trouveront un petit projet qui les mettra en valeur.

N’oubliez pas qu’en vous inscrivant à la tricothèque, vous pourrez trouver bien d’autres petits projets à réaliser très très vite.

Et si aucun de ces projets ne vous tentent, je vous conseille de pratiquer une logique minimaliste

Faites régulièrement du tri dans vos pelotes!

Les écoles, centres de loisirs, maison de retraite et autres seront ravis de récupérer des fils de bonne qualité pour diverses activités manuelles.

“Rien ne se perd, tout se transforme”: la célèbre formule est valable aussi pour le tricot ;).

Comment modifier les augmentations et les diminutions d’un modèle?

Aujourd’hui, je prends le temps d’aborder avec vous une question très pointue.

Les allergiques aux mathématiques devraient s’abstenir… Car oui, de nouveau, il va y avoir des maths sur le blog tricot!!

changer le patron de tricot

J’ai déjà réalisé un article et un mémento explicitant Comment modifier la taille d’un modèle de tricot?

Avec cet article, je vais approfondir ce sujet. J’ai eu beaucoup de questions concernant les diminutions et les augmentations.

Globalement, les tricoteuses comprennent bien comment se servir de la règle de 3 (ou produit en croix) pour modifier la taille d’un modèle. Malgré tout, pour les augmentations et les diminutions, il subsiste des questions.

Effectivement, il ne faut pas penser chaque augmentation ou diminution à part mais comprendre qu’il s’agit de ZONE de diminutions ou de ZONE d’augmentations.

Il faut aborder les séries d’augmentations et de diminutions aussi bien au niveau de la hauteur que de la largeur.

N’oubliez pas de télécharger le mémento ci-dessous pour pouvoir garder les informations essentielles sous la main. (Cliquez sur l’image ci-dessous)

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Les Diminutions

Pour pouvoir modifier les diminutions d’un modèle, il faut suivre ces 4 étapes:

  • Compter le nombre de mailles qui sont diminuées au total.
  • Compter le nombre de rangs nécessaires pour que toutes ces diminutions aient lieu.
  • Convertir ces nombres de mailles et de rangs avec notre propre échantillon.
  • Réécrire le patron en répartissant les diminutions avec régularité.

Avec un exemple concret, ce sera plus simple à comprendre, alors allons-y!

bd 7

Le patron indique pour les manches:

“Faire un rang de diminutions ainsi : Faire un surjet simple avant le marqueur et tricoter 2
mailles ensemble après le marqueur.
Faire 8 rangs de diminutions de la même manière tous les 12 rangs.”

Ici, il s’agit donc de faire 2 diminutions par rang. Il y a en tout 9 rangs de diminutions et ces rangs sont espacés de 12 rangs.

Je peux donc suivre les 4 étapes présentées plus haut:

  • je compte le total des mailles diminuées:

9 x 2 = 18 diminutions

  • je compte le nombre total des rangs nécessaires pour ces diminutions:

9 x 12 = 108 rangs

  • je convertis ces nombres avec mon échantillon.

Pour cela, je me sers de la règle de 3:

Je convertis d’abord les mailles en centimètres avec l’échantillon d’origine puis en mailles avec mon propre échantillon.

  • je réécris les instructions en répartissant les diminutions avec régularité.

Admettons que j’obtienne avec mon échantillon, un équivalent de 12 mailles à diminuer sur 80 rangs.

Je peux diviser d’abord le nombre de mailles à diminuer par 2 (car il y a 2 diminutions par rang) pour savoir combien de rangs de diminutions je devrais faire. Ici, il y aura donc 12 / 2 = 6 rangs de diminutions.

Ensuite, je divise le nombre total de rangs par ces rangs de diminutions pour savoir à quelle régularité, je devrais les faire:

80 / 6 = 13, 33

Je sais donc que je pourrai faire les diminutions tous les 13 rangs.

Je réécris les instructions et cela donnerait quelque chose comme:

“Faire un rang de diminutions ainsi : Faire un surjet simple avant le marqueur et tricoter 2
mailles ensemble après le marqueur.
Faire 5 rangs de diminutions de la même manière tous les 13 rangs.”

aide des tricoteuses

Gardez sous la main un résumé clair et précis de la démarche à suivre en téléchargeant le mémento de la tricothèque. (Cliquez sur l’image ci-dessous)
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Les Augmentations

Pour les augmentations, le principe reste le même:

Il faut suivre les 4 étapes suivantes pour pouvoir modifier les augmentations d’un patron:

    • compter le total des mailles augmentées
    • compter le nombre total des rangs nécessaires pour ces augmentations.
    • convertir ces nombres avec mon échantillon.
    • réécrire le patron en répartissant les augmentations avec régularité.

J’espère que cet article ne vous aura pas effrayé, il faut se lancer, suivre les étapes tranquillement et on y arrive!

Bien sûr, on n’a pas besoin de maîtriser toute cette logique mathématiques pour apprendre le tricot, et heureusement!

Mais c’est vrai que dès que vous vous sentirez prête à modifier un patron et à le réécrire pour l’adapter à un autre échantillon. Vous aurez besoin de ce genre de ressources pour vous y retrouvez.

Relever les mailles d’une manche

Je voulais vous partager ma technique pour relever les mailles d’une manche.

Ce passage peut paraître un peu délicat lors du tricot d’un pull du haut vers le bas. Alors je suis sûre que ce tuto en vidéo vous permettra de vous lancer sans tracas.

Il ne faut pas avoir peur de relever les mailles d’un tricot car cette opération amène généralement un résultat très discret et impeccable. C’est un excellent moyen pour faire de très belles finitions!

Et si c’est votre première fois et que vous souhaitez le reprendre, c’est très facile aussi de le détricoter et de recommencer. Bien plus facile que de défaire une couture, croyez-moi!

Avec cette technique, il n’y aura aucunement besoin de faire une couture pour rattacher la manche au corps du pull. Celles qui n’aiment pas les coutures apprécieront!

Pour avoir accès à d’autres techniques et conseils tricot, vous pouvez vous inscrire à la tricothèque en cliquant ci-dessous: c’est une bibliothèque pleine de ressources pour les passionnées de tricot.
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Avec cette méthode, on relève quelques mailles puis on passe rapidement au tricot de la manche…

Et tricoter, c’est ce qu’on adore faire non?

C’est donc une méthode parfaite quand on n’a pas spécialement envie de se casser la tête avec les finitions mais qu’on veut porter un gilet ou un pull impeccable au final.

Allez, assez parlé, voilà la méthode en vidéo:

Mites, bouloches et feutrage: comment lutter contre nos 3 ennemis?

Si comme moi, vous adorez tricoter, vous vous êtes sans doute demandé comment bien entretenir vos tricots.

Quand on tricote, on adore ce moment où on va enfin pouvoir porter ou offrir le beau tricot dont on rêvait. Mais on sait aussi que ce tricot tout beau tout neuf, il va falloir veiller sur lui et l’entretenir avec amour.

Et oui! On aimerait pouvoir en profiter des années!

Or, la pauvre petite tricoteuse doit affronter de terribles ennemis!

Mites, bouloches et feutrage… Aaaaargh!

Oui, en tant que tricoteuse, j’ai les mêmes cauchemars que vous!

Je vous livre ici mes petites astuces pour tenter de lutter efficacement contre ces affreux monstres:

Ennemi n°1: Gare aux mites dans les pelotes!

Ces affreuses petites bêbêtes viendront dévorer vos pelotes et vos plus beaux tricots. Grrr on les déteste!

Voilà mes 4 petites astuces pour tenter de ne jamais les rencontrer 😉

  • Vérifier les pelotes

Si on vous a donné des pelotes ou si vous en avez achetées dans une brocante par exemple, je vous conseille de regarder l’état des pelotes avant de les ranger ou avant l’achat: tirer sur les fils. Si elles sont mitées, ça ne se voit pas toujours à l’œil nu, par contre les fils auront tendance à ne pas résister à la tension s’ils sont mités. Ils se découperont tout seuls alors que vous aurez à peine tiré dessus.

Ces fils sont à jeter au plus vite: ils risqueraient de contaminer vos autres pelotes!

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  • Le congélateur

Si vous vous apercevez que certaines de vos propres pelotes sont mitées, vous pouvez encore sauver les autres en les plaçant quelques jours au congélateur.

Oui, oui au congélateur! (c’est très sérieux)

Cela tuera les éventuels œufs, larves et mites qui auraient eu le temps de s’y glisser.


  • Comment stocker ses pelotes?

Pour éviter la venue de ces méchantes créatures de l’ombre, il faut tout d’abord veiller à stocker ses pelotes dans un endroit sec, à l’abris de l’humidité.

Une astuce de grand-mère consiste à placer des petits sachets de lavande avec les pelotes.

J’avoue que j’en place systématiquement avec ma laine. Je ne sais absolument pas si ça fonctionne contre les mites mais ça sent bon et c’est mignon, alors j’adopte!

Il semblerait qu’une odeur forte empêche les mites de repérer la laine, donc tout ce qui est susceptible de modifier l’odeur de nos tricots laineux serait susceptible de les éloigner. 

Voici une recette qu’ Aline nous a gentiment proposée dans les commentaires et qu’elle a testé: La recette antimite d’Aline.

  • Ranger ses vêtements

Pour ce qui est des vêtements, la règle, c’est comme pour les pelotes: les ranger dans un endroit sec, aéré et sans humidité. Il faut aussi éviter de stocker un grand nombre de vêtements qu’on ne porte plus.

Les mites s’installeront plus difficilement si les vêtements sont régulièrement sortis, ,portés et lavés.

Et vous comment luttez-vous contre les mites?

Edit: Aline (pas moi cette fois-ci mais une lectrice) nous partage sa superbe recette ici sur son blog. ça doit sentir très bon (pour nous les humains)!

Ennemi n°2: A bas les bouloches!

Autre petit monstre vicieux dont les tricoteuses regrettent l’existence, ce sont: les bouloches!

Alors quelles astuces pour éviter ces petits monstres qui viennent envahir nos pulls?

  • 1) La sélection de la laine et du fil

Alors malheureusement, les producteurs de laine ne précisent pas si leur fil va horriblement boulocher après le premier essayage. (Tiens, on se demande pourquoi..)

Existe-t-il des astuces pour savoir si un fil peluchera ou non?

Je ne sais pas si je manque d’expérience mais je ne sais pas encore bien sélectionner mes fils moi-même pour éviter les futures bouloches.

Voici malgré tout ce que j’ai constaté

  • Les fils à “poipoils”, en particulier avec de l’alpaga ont tendance à boulocher.
  • Les matières végétales ne boulochent pas (pour celles qui ont vraiment horreur des bouloches, c’est LA solution!): viscose, lin, bambou et chanvre: vous avez le choix!
  • Si un fil contient de l’acrylique, ça ne garantit pas un résultat sans bouloche, loin de là.
  • Plus le fil est fin, plus les bouloches sont discrètes. Même si elles sont bien là, on les voit moins.
  • 2) Découvrir un fil et jauger son capital bouloche

Petit à petit, vous découvrirez vos propres fils chouchoux et vous saurez que vous pouvez leur faire confiance pour vos prochains pulls et gilets.

Si vous voulez tester un nouveau fil avant d’en faire tout un pull, tricotez d’abord un accessoire: un bonnet ou un col par exemple: vous verrez ainsi si cette laine correspond à vos attentes.

On ne se rend pas bien compte du “capital bouloche” d’un fil avant de l’avoir porté et lavé.

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  • 3) Et quand les bouloches sont là?

Votre beau pull se couvre petit à petit de multiples bouloches?

Vous pouvez lancer l’attaque!

Munissez-vous d’une arme redoutable: le rasoir à bouloches.

Il n’est pas très cher et il peut sauver vos pulls et vestes préférées et leur permettre d’être de nouveau portés avec fierté.

Ennemi n°3: Monsieur Feutrage ne passera pas!

Monsieur Feutrage, cet affreux monstre, on le rencontre rarement…

Par contre, quand il passe, les ravages sont généralement irréparables… 🙁

  • Son allié: la machine à laver

Le premier “truc” à savoir pour lutter contre cet ennemi féroce:

L’allié fondamental de Monsieur Feutrage, c’est votre machine à laver.

Votre magnifique pull en laine tricoté avec amour se retrouve malheureusement (on ne sait trop comment) au milieu de la panière à linge.

Votre mari bien attentionné et volontaire (et peut-être un peu complice de ce monstre velu) lance une machine…

Et là, c’est le DRAME!

Vous sortez le linge de la machine et découvrez votre pull 4 fois plus petit que le modèle original.

Aaaaaargh, désespoir absolu!!

Et là, votre rage n’a plus de limite: vous en voulez à tout le monde:

  • à votre affreux mari
  • à la modernité
  • à l’inventeur de la machine à laver
  • à l’inventeur de l’eau chaude
  • à votre ennemi juré: Monsieur Feutrage…. etc…

Vous vous jurez alors que vous ne vous ferez plus jamais avoir! (Comment ça, ça sent le vécu?)

  • Mes astuces pour éviter ce cauchemar

Maintenant, je sais que plus un tricot s’approche de la machine à laver et plus le risque de se faire avoir augmente.

Pull près de la machine à laver = Danger!

Donc, désormais, si j’ai un pull, un gilet ou des chaussettes à laver. Je ne les laisse pas attendre avec les autres vêtements: ils attendent leur lavage bien sagement dans mon coin atelier.

Je ne me sers jamais de la machine à laver pour mes tricots. ça ne me gêne pas de les laver à la main, j’ai l’impression de laver mes bébés. ^^

Par contre pour les pulls de mes fils et de mon mari, je sélectionne des fils supportant bien la machine et je lance une machine avec le cycle laine.

Quand un nouveau tricot est né, je le présente à son futur propriétaire et je lui précise bien s’il peut ou non se retrouver dans la panière à linge.
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  • Laine qui feutre?

Pour ce qui est de la laine qui feutre facilement, en étant simplement porté, c’est un peu comme les bouloches: on ne sait jamais trop comment va se comporter un fil avant de le tester.

Par contre, pour ce problème, la présence de nylon ou d’acrylique permet d’éviter le feutrage.

Scientifiquement, le 100% pur laine a la propriété de feutrer. En particulier si le fil est très épais et n’a pas subi de traitement.

Malgré tout pour que le feutrage se produise: il faut soit des frottements, soit de la chaleur (ou les deux!).

Du coup, j’ai de belles couvertures en laine naturelle qui n’ont jamais feutré simplement car leur usage au quotidien ne les amène pas à feutrer.

Pour les vêtements, je me méfie des frottements après le lavage. Je ne les essore pas comme on ferait avec du linge en coton en les tordant dans tous les sens. Cela créerait trop de frottements au niveau des fibres. Il vaut mieux les enrouler dans une serviette de bain et les presser à travers elle.

Et vous, quelles ont vos astuces pour bien entretenir vos tricots? Je suis avide de connaissances à ce sujet alors n’hésitez pas à compléter cet article dans les commentaires en partageant vos expériences!