Le tricot est bon pour le moral, cela on ne peut en douter.

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De nombreuses recherches ont prouvé les bienfaits du tricot contre:

  • la dépression
  • les pertes de mémoire
  • le stress
  • la charge mentale.

C’est que nous l’aimons, notre tricot d’amour !

tricot et bonheur

C’est un anti-stress naturel qui nous permet de passer un bon moment cocooning tout en créant des merveilles de nos propres mains.

Qui dit mieux ?

Par conséquent, c’est très facile de devenir addict à nos aiguilles. D’autant plus que les effets secondaires à cette addiction sont de beaux tricots tout chauds, tout doux.

De beaux effets secondaires tout doux tout chauds

Bon, j’idéalise un peu les effets secondaires car comme le titre l’annonçait, il y a bien aussi un côté sombre à la pratique intensive de notre loisir favori…

Même si c’est beaucoup moins léger que les thèmes que j’aime aborder habituellement, il me semble important de nous pencher sur les douleurs qui apparaissent avec la pratique de tricot intensive.

Douleurs articulaires, tendinite, cervicalgie, syndrôme du canal carpien… voilà des diagnostiques dignes des pires cauchemars des tricoteuses. (Rien qu’en les listant, j’en tremble !!)

Alors, bien sûr, je ne prétends pas remplacer les conseils judicieux que pourront vous donner vos médecins, kinésithérapeute ou ostéopathes. Mais j’ai envie de partager mes astuces pour vous aider à prévenir ces maux propres aux tricoteuses.

1) Prévenir plutôt que guérir

Dans l’idéal, il faut éviter d’atteindre le point critique. Celui où vous êtes obligée de prendre rendez-vous chez le médecin car la douleur est trop forte.

Pour cela, ces quelques conseils de prévention vous aideront à prendre soin de la tricoteuse talentueuse que vous êtes.

a) Attention à votre position

Le tricot a ce gros avantage d’être un loisir nomade. On peut tricoter partout pour notre plus grand bonheur.

Je vous conseille donc de ne pas hésiter à varier vos positions. Par exemple, vous pouvez tricoter de temps en temps dans un fauteuil confortable avec accoudoirs qui supporteront bien vos bras.

Puis tricoter sur une chaise les 2 coudes appuyés sur une table afin de lever votre ouvrage au niveau de votre visage et éviter de trop tirer sur les cervicales.

N’hésitez pas à ajouter des coussins pour vous soutenir. Un coussin en bas du dos pour soutenir votre bassin. Un coussin sous votre ouvrage pour que vous n’ayez pas à le porter. C’est important que vos poignets n’aient pas à supporter le poid de votre tricot. A long terme, cela fait une grande différence.

Les coussins sont nos alliés

Prêtez attention à votre confort, soyez à l’écoute de votre corps car généralement, il sait nous indiquer si la position est adéquate ou non. Si ça tire, ne serait-ce qu’un peu dans le dos ou au niveau des cervicales, vous savez que cette position est peu appropriée. Il faudra s’installer autrement à l’avenir.

b) Faire des Pauses Régulières

Je sais comme un projet peut-être prenant et comme parfois on a du mal à le lâcher tant on a envie qu’il avance. C’est important de ne pas faire des séances de tricot trop longues. Si vous voulez avancer sur un projet tout une après-midi par exemple, essayez de faire une pause toutes les demi-heures. Levez-vous, allez vous préparer une tisane, un petit goûter, allumez une bougie… faites un petit tour et reprenez tranquillement ensuite.

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c) Alterner vos Activités Créatives

Même si je suis une grande passionnée de tricot, je vous conseillerai d’avoir plusieurs activités créatives différentes et d’alterner vos différents projets. Beaucoup de tricoteuses (et j’en fais partie) aiment aussi le crochet, la couture, l’aquarelle, le point de croix, la broderie… Toutes ces activités n’exigent pas les mêmes gestes.

Petite pause aquarelle mais on reste un peu dans le tricot, hi hi

Vos articulations, mains, doigts et poignets vous remercieront de changer de temps en temps de projet créatif. Cela aide surtout à ce niveau car les cervicales et le dos seront encore bien sollicités. Mais en alternant et en faisant des pauses régulières, on s’épargne déjà quelques fâcheux soucis.

d) Attention aux Gestes Parasites

Ce que j’appelle « gestes parasites », ce sont tous les gestes du quotidien auxquels on doit faire attention pour éviter de nous fragiliser.

Notre créativité sollicite beaucoup nos bras et mains alors on doit veiller à ne pas les surcharger en plus avec des gestes qui les fragiliseraient davantage.

Par exemple, savez-vous que la manière dont vous tenez votre téléphone portable peut amplifier la problématique propre à la main de la tricoteuse ?

En effet si vous portez votre portable d’une main et que vous naviguez avec le pouce de cette main, vous allez solliciter le pouce d’une manière qui à la longue risque de poser souci aux articulations de la main.

Il vaut mieux poser le téléphone et naviguer avec l’index. Ou tenir le téléphone dans la main gauche et naviguer avec l’index de la main droite.

Avec la rédaction du Blog Tricot, j’ai aussi découvert qu’un travail intensif sur clavier d’ordinateur était difficilement compatible avec le tricot… (Aaaargh !)

Une autre problématique fréquente, ce sont les charges lourdes. Evitez de porter des bagages, sacs de courses, ou tout autre objet trop lourd que vous portez d’une main. Cela demandera beaucoup d’efforts à vos poignets, coudes et épaules. Et tricoter ensuite par dessus finira, le plus souvent, par poser problème.

tricoteuse-tendance
On essaie un maximum de ne pas porter de sacs trop lourds

Attention aussi aux étirements. Cela arrive quand on tient un petit enfant par la main et qu’il se met à nous tirer la main soudainement. Ou encore, cela peut arriver lorsqu’on tient un chien en laisse et qu’il décide de suivre subitement son propre chemin. Alors dans ces deux cas, c’est difficile d’y échapper car c’est très soudain. Mais on apprend petit à petit à être vigilente. Et en cas d’étirement, il vaut mieux prendre bien soin de vos articulations avant de reprendre le tricot.

2) Soignez les Premières Tensions

Lorsque des douleurs surgissent,