Les addicts au tricot et leurs achats

Oui, je suis addict au tricot* mais… j’essaie d’être raisonnable en ce qui concerne mes achats de laine mais il faut bien se rendre à l’évidence: mon stash* est énorme! Et si je m’écoutais il serait encore plus énooorme!

Alors oui, c’est vrai, au début de nos aventures tricotesques, nos pelotes de laine et autres articles laineux se tiennent bien sagement dans l’espace qui leur est consacré. Mais attention! Ça ne dure pas! Bien vite c’est l’invasion: des pelotes, il y en a partout: sous votre lit, dans votre bibliothèque, dans votre dressing et au milieu du salon.

Mais que s’est-il donc passé?

Ne seriez-vous pas tombée dans l’un de ces 5 pièges?

  1. 1er piège: Les tricopotes*
  2. 2ème piège: Les petits producteurs des vacances
  3. 3ème piège: Les fils irrésistibles
  4. 4ème piège: Les lieux de perdition
  5. 5ème piège: Les salons

 

Vous constaterez qu’en tant qu’addict au tricot, c’est impossible (im-pos-si-ble!) d’y échapper!

  • 1) Les tricopotes

Oui, c’est vrai, tout serait bien plus simple si la communauté tricot n’était pas si active! Mais voilà, des tricopotes*, on finit par en avoir plein et à en suivre plein grâce à nos amis instagram, ravelry, les podcasts, les blogs…

Et ce que les tricopotes savent très bien faire, c’est nous donner envie! Ils nous montrent leurs dernières réalisations, toutes plus belles les unes que les autres, images à l’appui. Et c’est trop duuuur car évidemment nous aussi on veut un châle aussi beau! Et même si on n’a pas le temps de le tricoter là tout de suite, on ferait bien d’acheter les écheveaux nécessaires avant qu’ils ne disparaissent!

Ouf, c’est bon, on les a eus, juste à temps 😉

tricoteuse enchantée

  • 2) Les petits producteurs des vacances

Alors, ça y est, vous êtes en vacances. Vous n’êtes plus autant connectée et vous prenez plaisir à goûter aux choses simples de la vie. Vous décidez d’aller au marché pour acheter salade et melon et là, oui là, juste à côté du marchand de fromage se trouve un ma-gni-fi-que stand de laines locales.

Quoi? Vous faudrait-il renoncer à ces écheveaux exceptionnels alors que c’est l’unique chance de votre vie de pouvoir emporter ces merveilles?

Et puis, il faut bien le dire, c’est notre petit plaisir des vacances: savoir dénicher un producteur de laines belles et douces 100% made in France. Et bien oui, même en vacances, même très loin d’internet, nous restons faibles…

tricot et mari

  • 3) Les fils irrésistibles

En parlant de producteurs locaux, il ne faut pas oublier que nous avons aussi des teigneuses locales. Elles teignent de très beaux écheveaux, leur travail est local et artisanal et le résultat est sublime. Mais comme il s’agit d’un travail artisanal, elles ne vendent pas des quantités astronomiques de laine, elles n’ont qu’un petit stock à nous proposer.

Et c’est bien là le drame 😉

Ces écheveaux sont si beaux que nous les voulons toutes et les pauvres petites teigneuses locales sont obligées d’organiser des ventes éphémères.

“E-phé-mè-res”

Éphémères, oui, ça veut dire que si on n’est pas assez rapide, on n’aura rien du tout! Il nous faudra attendre la prochaine vente et je peux vous dire que c’est un supplice car notre patience a des limites et que les tricopotes les plus chanceux ne tarderont pas à exhiber fièrement leurs réalisations faites de ces sublimes écheveaux.

Aaaargh, la vie est dure… La prochaine fois, on s’y prendra mieux et on les aura!

  • 4) Les lieux de perdition

Et bien sûr, cet article serait incomplet si je n’évoquais pas le piège gigantesque que représente un magasin de laine.

Ces “charmantes” petites boutiques ont sur leurs rayons des centaines d’articles que vous rêveriez de posséder.

Alors un conseil: n’y mettez pas les pieds!

Je dirais même ne les approchez surtout pas! Ne regardez pas leur vitrine! Si vous parvenez à maintenir une distance de 500 m entre votre porte-monnaie et ces petites boutiques, ça me parait plus raisonnable. J’dis ça, j’dis rien…

shopping tricot

  • 5) Les salons et autres fêtes de la laine

Si les boutiques sont des lieux de perdition bien connus, qu’en est-il des salons, foires et fêtes de la laine?

Evitez-les a-bso-lu-ment!!

Un salon, c’est tout simplement des dizaines, voire des centaines de lieux de perdition qui se trouvent dans un même endroit!!

Tout est fait pour vous faire craquer!

Et en plus de ça (comme si ça ne suffisait pas!), vous y retrouverez des tricopotes* par millier, des petits producteurs 100% français et des fils irrésistibles!!

Alors FUYEZ!!!

Conclusion:

Maintenant, si vous craquez, personne ne saura vous en tenir rigueur. Vous voyez bien que vous n’y êtes pour rien. Est-ce votre faute si vous vous retrouvez ainsi piégée? Non, bien sûr!

Il faut croire que ceux qui vous jugent ne savent pas ce que c’est que le monde du tricot.

D’ailleurs, je suis même sûre que personne ne peut se vanter de résister aussi bien que vous, n’est-ce pas?

Et vous, parvenez-vous à rester raisonnable? Dites-nous comment vous gérer votre budget tricot, ça peut nous être utile ^^

 

Miss Tricot et son tricot nomade

Voici une petite BD que je me suis amusée à dessiner pour vous!

Depuis que je tricote, figurez-vous que J’adooore pouvoir attendre tranquillement dans les salles d’attente… Enfin, encore faut-il que je sois bien équipée pour pouvoir tricoter!

Combien de fois, j’avais oublié une aiguille, ou oublié les explications… Grrrr… C’est alors d’autant plus dur de patienter, non?

Et vous? Etes-vous plutôt tricot nomade ou casanier?

tricot humour

Monter les mailles d’un tricot

Je vous propose une petite vidéo pour vous expliquer en toute simplicité comment monter les mailles sur un tricot.

Je connais 4 manières de monter les mailles d’un tricot mais celle que je vous présente est ma préférée. Peut-être parce que c’est la technique de ma grand-mère ^^…

mamie et tricot

Mais aussi parce que:

  • Cette technique ne demande pas d’anticiper sur la longueur du fil nécessaire au montage. (oui, je suis quelqu’un qui n’aime pas anticiper)
  • Elle permet un montage souple.
  • Le montage est esthétique et régulier.
  • C’est la méthode de ma mamie (ah, pardon, je l’ai déjà dit!)

Je vous retrouve de suite dans la vidéo pour vous présenter cette technique en image.

Monter les mailles d’un tricot:

N’hésitez pas à vous entraîner!

Et quand vous aurez envie de passer à une autre étape, vous pourrez aller voir la vidéo qui explique comment tricoter le point mousse.

Des doutes, des questions, des remarques, s’il vous plait, ne soyez pas timide, j’adore vous lire et vous aider! Les commentaires sont là pour ça 😉

 

 

La révolution internet du tricot

tricot et internet

Le mot “tricot” est clairement connoté “mémé” aujourd’hui en France. D’ailleurs, j’ai hésité à appeler ce blog “le blog tricot” à cause de ça mais finalement, si je veux que l’image du tricot évolue autant appeler un chat “un chat”.

Ceux qui connaissent le tricot actuel savent bien qu’il n’a plus rien à voir avec le cliché du tricot-mémé.

Car oui, le tricot a lui aussi connu une petite révolution. Si les aiguilles circulaires ont clairement participé à renouveler le tricot, internet, lui, l’a complètement révolutionné.

Et c’est: LA révolution internet du tricot, oh yeah!

Et elle a eu lieu grâce à tous ces éléments:

  1. Les blogs
  2. Ravelry
  3. La communauté internationale
  4. Les boutiques en ligne
  5. Les podcasts

1. Les blogs

Les blogueuses talentueuses ont petit à petit envahi la toile, on a toutes nos blogs favoris que l’on suit avec ferveur. Les blogueuses nous font rêver avec leurs créations tendances et elles ont vraiment participé au renouveau du tricot. Et oui, grâce à elle, on sait désormais qu’on peut être

geekette et tricoteuse

branchée et tricoteuse

graphiste et tricoteuse

cool et tricoteuse

jeune et tricoteuse

tatouée, piercée et tricoteuse acharnée

Et parfois, tout ça à la fois, yeah!

Souvent un modèle à succès sera repris de blog en blog, jusqu’à ce qui vous aussi, vous craquiez sur ce modèle. 😉

Les blogueuses s’organisent des SWAP*, des KAL* et c’est un vrai plaisir de pouvoir aller visiter les univers des unes et des autres. On ne manque pas de leur piquer leurs astuces, leurs DIY* et parfois même, on les suit sur un KAL ou un SWAP: c’est joyeux et vivant.

Alors: vive les blogs tricot!

2. Ravelry

Si vous ne connaissez pas encore Ravelry, je vais bientôt concocter un article: Comment utiliser Ravelry?.

Pour les autres, celles qui connaissent, vous serez toutes d’accord avec moi pour dire que Ravelry, c’est LE site à ne pas manquer quand on est tricoteuse.

Ravelry, ce n’est pas n’importe quel site, c’est une BOMBE pour tricoteuses, lol!

Ravelry, c’est:

  • une bibliothèque quasi infinie de patrons
  • une communauté internationale de passionnés
  • un forum très actif
  • du bonheur en barre, ha ha ha

Mais attention, Ravelry, c’est aussi:

  • LE coupable à accuser quand on regarde nos to-do lists à rallonge
  • beaucoup de temps perdu (et oui, c’est looong de choisir un patron!)

Ravelry a su révolutionné le tricot car il a rapproché des milliers de tricoteurs de par le monde entier. Et comme plus on est de fous, plus on s’amuse, Ravelry, c’est la fête pour les neurones des tricoteurs!

tricoteuse et internet

3. La communauté internationale

Oui, Ravelry a rapproché les tricoteurs du monde entier. Et même les petites françaises se sont mises à l’Anglais avec beaucoup d’enthousiasme quand elles ont vu tous ces magnifiques patrons qu’elles allaient rater si elles ne parlaient pas un minimum la langue de Shakespeare.

La révolution internet du tricot, c’est aussi ça: un modèle peut avoir un succès international. On le verra porté par une finlandaise comme par une australienne et elles se seront échangé des photos et des astuces pour le tricoter.

Les pays anglophones connaissent un vrai BOUM tricotesque ces dernières années, et grâce à internet, les autres pays s’y mettent aussi. En ce moment, on craque pour les modèles scandinaves ^^ et bientôt, ça pourrait être les modèles japonais, non?

tricot international

Chaque tricoteur peut désormais partager ses savoirs faire et apprendre des techniques venues d’ailleurs. C’est tellement passionnant et fascinant!

4. Les boutiques en ligne

Face à cette vague d’enthousiasme pour le tricot 2.0, les boutiques de laine en ligne se sont multipliées pour pouvoir nous satisfaire. Et elles ont su participer à la révolution tricot.

Quand on voit un modèle sur Ravelry tricoté avec une laine sublime, on veut le même! Les boutiques en ligne offrent des laines internationales qui nous permettent de tricoter toutes nos envies.

Et si jamais, on ne trouvait pas notre bonheur sur les boutiques françaises, en quelques clics, nous arrivons sur un e-shop américain ou hongrois, et puis ce n’est pas si compliqué de passer une commande en Anglais quand c’est pour des écheveaux de laine merveilleux, n’est-ce pas?

5. Les podcasts

Mon article ne serait pas complet si je n’évoquais pas le petit dernier: le podcast*.

Grâce à Youtube, c’est devenu super facile de se filmer et de présenter ses vidéos au monde entier (si on n’est pas trop timide, bien sûr)

Et avouons que le format du podcast, quand on tricote, c’est le top: on passe 1 heure avec une tricoteuse que nous apprécions. On apprend tout un tas de trucs et astuces laineux et pendant ce temps, on avance sur nos propres projets. Que du bonheur!

 

Et qui sait? Peut-être que le tricot aurait finalement totalement disparu si internet ne lui avait pas donné un sacré coup de pouce. Mais maintenant, ça ne risque pas d’arriver, le tricot est de nouveau au goût du jour et on en redemande!

Internet pourrait bien s’écrouler, la team des tricoteurs* est là et bien vivante!

tricot joyeux

 

7 conseils pour apprendre le tricot

Au 21ème siècle, nous sommes nombreuses à vouloir apprendre à tricoter.

La révolution internet du tricot n’y est pas pour rien, bien sûr. Malgré tout, nos débuts ne sont pas toujours des plus heureux.

Quand on voit les merveilles que font les nanas sur internet et qu’on les compare à nos premiers résultats très mitigés, on peut vite se décourager.

débuts au tricot

Voici mes 7 conseils pour vous éviter le découragement et surtout vous amener à l’enthousiasme tricotesque.

  1. La patience
  2. La régularité
  3. Les petits projets
  4. L’envol
  5. Les tricopotes
  6. Le partage
  7. Les modèles

1. La patience

Aaaaah… La patience

Bon, on n’est pas toutes égales à ce niveau (ça, c’est clair, lol) mais c’est évident que les débuts en tricot vous demanderont un peu de patience. Cependant, si vous débutez en sachant que les débuts ne seront pas forcément faciles, faciles, vous aurez moins de désillusions.

Généralement les premiers rangs ne sont pas réguliers, les mailles ont la fâcheuse tendance à être trop serrées puis trop lâches… Et ça, c’est quand les mailles ne se sont pas fait la malle et que vous vous retrouvez avec un énoooorme trou!

Mais tout ça, c’est normal, on en passe toutes par là.

2. La régularité

Pour avoir un tricot régulier, le mieux, c’est de tricoter régulièrement. Ça ne sert à rien de tricoter durant 3 heures, pour ensuite balancer votre tricot car vous ne pouvez plus le supporter.

Vous pouvez commencer par des petits instants tricot de 15 minutes chaque jour (ou presque 😉 ) vous verrez de nets progrès après quelques semaines.

3. Les petits projets

Commencer par des petits projets. Ne vous lancez pas de suite dans un pull ou des chaussettes, faites preuve de patience (et oui, encore!). Pour vos entraînements des débuts, vous trouverez bien des enfants autour de vous qui seront ravis d’avoir des couvertures colorées pour leurs doudous.

premier tricot1

Les enfants sont super pour ça: vous avez tricoté un pauvre carré de 20 cm sur 20 cm, plein de défauts et de trous et ils seront capables de se battre pour l’avoir. Lol. Comptez sur eux pour vous en réclamer plein. Et si vous n’avez pas d’enfant, gâtez ceux des autres :D!

tricot débutante

4. L’envol

Ça y est, votre tricot est régulier! Vous êtes plus à l’aise avec vos aiguilles et tricoter est devenu un vrai plaisir.

Il est temps de prendre son envol!

Il est temps de vous faire plaisir et de tricoter un projet qui vous tient vraiment à coeur.

Si vous maîtrisez déjà bien le point mousse, allez-y, choisissez un modèle fait avec ce point. Achetez la laine et les aiguilles adéquates. Et en avant! Youhou!envol tricoteuse

5. Les tricopotes

Le tricot, c’est aussi une communauté. Et bien sûr, c’est super agréable de tricoter avec des copains et copines.

Si vous avez déjà une amie ou un ami de tricot, chouchoutez le/la car ce sera un compagnon précieux dans vos progrès.

Si vous n’avez pas cette chance, essayez de vous rapprocher des tricot-thés ou autre club tricot. Tentez au moins une fois, peut-être que vous vous y plairez vraiment.

Pour celles qui habitent dans un endroit hyper-isolé ou qui sont trop timides pour franchir la porte d’un tricot-thé, il reste les tricot-thés virtuels; les amies blogueuses; les podcasts des tricopotes… Vous voilà bien entourée! Et vous verrez que les échanges, les discussions tricots et les fou-rires vous apporteront beaucoup et nourriront votre passion.

6. Le partage

Je viens de parler de partage avec les tricopotes. Et oui, partager sur ses tricots, sur ses réussites, sur ses échecs, sur ses projets permet de garder la flamme tricotesque. Il y a instagram pour cela, Pinterest, ou encore les galeries de Ravelry. Et pourquoi ne pas faire votre propre blog? Bloguer sur vos tricots vous donnera l’envie d’en faire encore plus. Je vous assure!

N’hésitez pas aussi à partager dans la vraie vie. Je montre souvent mes dernières réalisations à ceux qui sont de passage à la maison (il faut dire qu’avec mes en-cours qui traînent un peu partout, la question “tu tricotes?” fuse vite). Parfois, clairement, les gens s’en fichent royalement. Mais pour d’autres, je vois apparaître des petites étoiles dans leurs yeux et ça me fait vraiment plaisir. Ce sont souvent des personnes créatives, elles-mêmes, ou qui le sont au moins au fond d’elle-même. Et je suis vraiment contente quand je donne envie à mes proches de créer encore plus :)!

7. Les modèles

Ça y est, vous vous sentez prête à tricoter autre chose que des couvertures et des écharpes. Vous allez pouvoir vous faire plaisir en choisissant un modèle. Ne faites pas l’erreur que j’ai faite à mes débuts: j’ai voulu faire un pull à ma nièce mais je n’ai pas eu l’idée de suivre un patron.

Résultat: pour le corps, c’était parfait mais… elle ne pouvait pas passer ses bras dans les emmanchures! Ah, ah j’en ris encore!

apprendre le tricot

Si je vous raconte cette histoire, c’est pour que vous sachiez qu’on apprend toujours de ses erreurs et que même si on en rit jaune au départ, on finit par en rire vraiment 10 ans plus tard :D.

Choisissez des modèles qui vous plaisent vraiment si vous commencez à tricoter des vêtements. Et… il vous faudra de nouveau faire preuve de patience pour apprendre plein de nouvelles techniques propres aux vêtements.

Mais n’est-ce pas pour cela que nous sommes fans de tricot? Nous adorons les défis et mettre à l’épreuve notre patience.

Allez bon tricot à toutes!

La parole est à toi, raconte-nous tes débuts en tricot, je ne dois pas être la seule à qui il est arrivé ce genre de bonne blague! 😀